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28 juin 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Monsieur le président, la majorité a décidé de confier la gestion et le contrôle budgétaires de notre assemblée à trois députés soutenant la majorité présidentielle. M. Thierry Solère a en effet annoncé qu’il voterait la confiance, et je rappelle que La République en Marche ne lui avait opposé aucun candidat.Dans ces conditions, qui sont totalement inédites et contraires aux règles républicaines de toutes les démocraties modernes, le premier et le principal groupe d’opposition, que j’ai l’honneur de présider, a décidé à l’unanimité de ne pas cautionner ce que nous considérons comme un vrai déni de démocratie et un irrespect du pluralisme politique. (Applaudissements sur plusieurs bancs.)Monsieur le président, tant que les droits de l’opposition ne seront pas rétablis, nous refuserons de siéger au Bureau de notre assemblée. (Mêmes mouvements.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La séance est suspendue.
La séance est reprise.Avant de reprendre le cours de nos travaux, conformément à l’ordre du jour, je donne la parole à M. Christian Jacob, président du groupe Les Républicains, qui souhaite s’exprimer.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Richard Ferrand, président du groupe La République en Marche.
M. Jacob m’apparaît un peu audacieux quand il prétend avoir le monopole de l’opposition. Notre richesse réside précisément dans la pluralité et dans la diversité de l’opposition.