…et je le regrette. Je le regrette amèrement, parce que, seconde après seconde, minute après minute, heure après heure, nous assistons à un spectacle que je trouve insupportable pour l’institution que nous représentons et pour celles et ceux qui nous regardent. (Applaudissements.)Monsieur le président, mes chers collègues, je souhaiterais que nous en revenions à des choses simples, que nous prenions le temps de refroidir nos colères, nos amertumes, parfois même nos haines, que nous reprenions langue les uns avec les autres et que nous reportions notre décision à demain matin.Il est très compliqué d’accepter la distinction que vient de faire Richard Ferrand entre ceux qui boudent et ceux qui sont encore dans le jeu. Moi, je ne boude pas : je veux participer à la vie de notre collectivité. Mais je ne veux pas que ce précédent entame le droit des oppositions et qu’il fasse jurisprudence demain. (Mêmes mouvements.)Je vous le demande donc avec insistance, monsieur le président : prenons le temps nécessaire – la nuit porte souvent conseil – et retrouvons-nous demain matin. Nous devrons, d’ici là, trouver une solution qui convienne à chacune et à chacun, pour éviter de donner un sentiment de désordre, voire de donner l’impression d’un coup de force, ce qui serait vraisemblablement mal compris par nos mandants.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Monsieur le président, mes chers collègues, il est arrivé, et il arrivera encore à ceux qui siègent sur ces bancs d’imaginer qu’ils sont seuls et qu’ils vivent dans une bulle. C’est arrivé à tout le monde, mais la vérité, c’est que nous ne sommes pas seuls et que des gens nous regardent. Et ces gens se demandent ce...
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C’est vrai !
(La prise de parole ci-dessus)
En effet !