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28 juin 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Je le répète, il y a des gens, en dehors de cet hémicycle, qui nous regardent. Tout à l’heure, on m’a rapporté que les chaînes d’information en continu annonçaient que nous sommes en crise, parce que nous ne respectons pas les règles que nous nous sommes nous-mêmes fixées. C’est quand même extraordinaire !Au fond, vous dites que vous allez passer en force. La République en marche va s’octroyer cinq vice-présidences, en abandonner une au Modem, et les candidats des autres groupes seront renvoyés à leurs pâturages dans quelques minutes. Franchement, je m’attendais à autre chose.Je le rappelle, notre groupe n’a pas participé à l’élection des questeurs, car nous considérions que nous n’avions pas à le faire et qu’il était légitime que les droits de l’opposition soient respectés. Après ce que nous avons vu ce soir, je demande à savoir ce qui se passera demain, notamment à l’occasion de l’élection du président de la commission des finances. Quel sera le candidat retenu par La République en marche ? Si le même scénario se déroulait demain, ce groupe serait à nouveau en position de choisir les contours de son opposition et de sa majorité. (Applaudissements sur plusieurs bancs.)Dans une démocratie, la majorité doit évidemment être respectée, et nous la respectons. Mais nous demandons aussi, et je le répète avec insistance, que vous respectiez, dans les mêmes conditions, les droits de toutes les minorités. (Mêmes mouvements.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Dans quel nouveau monde sommes-nous, désormais ? (Applaudissements sur plusieurs bancs.)Nous avons commencé la séance à quinze heures. Il est désormais près de vingt-trois heures. Nous avons, entre-temps, réussi à désigner trois questeurs, dans des conditions que chacun connaît. Franchement, il y a des moments où... Lire ▸
C’est un spectacle lamentable !
Nous sommes la risée de tous !
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Jean-Luc Mélenchon.