Je voudrais d’abord remercier tous les orateurs, quel que soit leur groupe et souligner l’intérêt, voire le plaisir que nous avons eu à débattre ensemble – c’est pour cela que nous faisons de la politique.J’entends les arguments des uns et des autres. Je remercie les orateurs du groupe La France insoumise de leurs interventions. Même si nous ne sommes pas d’accord sur grand-chose, on peut vous reconnaître une certaine constance et un certain travail, ce qui est à saluer même si je pense que, fondamentalement, vous vous trompez dans votre analyse de la société et de l’économie – mais cela ne vous surprendra pas, puisque vous avez vous-mêmes souligné nos différences.Je voudrais remercier le groupe communiste à travers vous, monsieur Dufrègne. M. Roussel a été particulièrement présent dans ces débats et même si, là encore, nous nous opposons sur l’essentiel, nos débats républicains ont montré qu’il y avait évidemment une place pour la prise de parole de l’opposition et sa représentation dans cet hémicycle.Je voudrais remercier particulièrement Mme Amélie de Montchalin de La République en marche pour ses propos encourageants. Filant après elle la métaphore maritime, je dirai que nous arrivons à bon port aujourd’hui – en tout cas nous l’espérons –, avant de reprendre la mer sans doute au début de l’année prochaine. Sa démonstration s’adressait peut-être davantage au Premier ministre, dont on connaît l’amour pour la mer et Le Havre, voire à M. Mélenchon lui-même, qui a beaucoup parlé de la mer, qu’à moi-même, qui ai une vision peut-être un peu plus terrestre. Mais après tout, étant du département de Jean Bart, je me sens un peu corsaire. (Sourires.)Je vous remercie, madame El Haïry – et à travers vous tous les orateurs du groupe MODEM qui sont intervenus dans les débats budgétaires, parmi lesquels M. Bourlanges, M. Mattei et M. le président Fesneau. Nous n’avons pas toujours été d’accord sur les sujets les plus symboliques. Nous avons pu avoir des désaccords non sur le fond mais sur le calendrier de la réforme de l’État. Je pense en particulier au débat que nous avons eu, avec Mme Buzyn, sur la politique familiale dans le cadre de l’examen du PLFSS. Ces dissensions passaient parfois à l’intérieur même du groupe – je pense notamment au prélèvement à la source.Nous avons pu travailler de manière intelligente, le MODEM faisant évidemment partie intégrante de la majorité. À ce titre, je crois que le ministère de l’action et des comptes publics s’est montré particulièrement à l’écoute et a su exprimer son désaccord lorsqu’il le fallait, tout en trouvant des compromis. Je souhaite que nous puissions continuer à travailler dans le même état d’esprit, en comprenant les spécificités de chacun et en sachant qu’un arc-en-ciel est composé de plusieurs couleurs. C’est ainsi que nous travaillons au bien-être de la nation.Je souligne que si le ministère de l’action et des comptes publics a évidemment regretté le dépôt tardif d’un certain nombre d’amendements, il n’a pas utilisé certaines procédures, notamment la seconde délibération, ce qui constitue un témoignage de respect envers les parlementaires. J’ajoute que l’on n’est pas revenu de façon cachée, en nouvelle lecture ou à travers des amendements gouvernementaux, sur certaines dispositions adoptées en première lecture. Là encore, c’était une façon de respecter le travail des parlementaires. J’ai moi-même, me semble-t-il, beaucoup insisté auprès de l’administration pour que l’on respecte le libre travail du rapporteur général, des rapporteurs spéciaux et des parlementaires.Je remercie Mme Lise Magnier pour ses propos constructifs. Je comprends que le vote du groupe auquel elle appartient sera partagé. Je la remercie également d’avoir souligné qu’en sept mois il n’est pas possible de changer la France entière et son budget et je la remercie, enfin, de ses encouragements.Je remercie Mme Rabault et l’ensemble du groupe socialiste… Nouvelle gauche, pardon !
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La discussion générale est close.La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)