Cette obsession est liée à celle de l’Allemagne de maintenir la stabilité des prix, afin de ne pas ruiner la rente, d’une part, et à l’obsession du gouvernement de droite allemand d’avoir un euro fort, de manière à se procurer plus facilement les marchandises dont ont besoin les rentiers, d’autre part.La Commission européenne mène donc une politique intraitable pour faciliter la politique de l’offre, ce qui implique de réduire les coûts salariaux et d’externaliser les coûts écologiques et sociaux, qui sont aujourd’hui assumés par la société, pour qu’ils ne soient plus inclus dans les comptes publics. Telle est sa trajectoire générale. Dans cette perspective, la dette sert de rayon paralysant.Si on veut bien y regarder de près, depuis maintenant quinze ans que ces politiques sont appliquées, elles ont échoué. Et elles ont échoué du point de vue de leurs propres objectifs – pas seulement de notre point de vue. Je ne parle pas, en effet, de tout ce qui aurait dû être fait et qui ne l’a pas été. Je note seulement que l’on a imposé des choses à tous les pays d’Europe pour faire baisser la dette et que celle-ci a explosé partout. Elle a explosé chez nous, comme ailleurs, mais nous aurions tort, nous, Français, d’être prostrés dans la culpabilité. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que la France a vécu au-dessus de ses moyens. Ce n’est pas vrai. (« Si ! » sur quelques bancs du groupe REM.)La France a dû faire face à des coûts qui lui ont été transférés, et si la dette française a fait ce bond, c’est d’abord parce que l’Allemagne a un jour décidé de donner 1 mark de l’Ouest pour 1 mark de l’Est. À partir de ce jour-là, les taux d’intérêt ont explosé et nous, Français, pendant dix ans, nous avons payé les conséquences de cette unification monétaire, sur laquelle personne ne nous a demandé notre avis.
La source —
assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
J’ai reçu de M. Jean-Luc Mélenchon et des membres du groupe La France insoumise une motion de rejet préalable déposée en application de l’article 91, alinéa 5, du règlement.La parole est à M. Jean-Luc Mélenchon.
Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, je ne vais pas répéter les arguments que vous avez déjà entendus et qui nous amènent à critiquer les options qui fondent et organisent votre budget. Puisque nous examinons une trajectoire, je me propose de réfléchir à la question en prenant un autre...
Lire ▸
C’est l’obsession de l’ensemble des États !
(La prise de parole ci-dessus)
Et le traité de Maastricht ?