Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur général, chers collègues, je voudrais évoquer le déroulement des débats parlementaires sur les quatre lois de finances examinées récemment : loi de finances pour 2018, loi de programmation et deux collectifs budgétaires. Nous y avons passé des centaines, voire des milliers d’heures. Des milliers et des milliers d’amendements ont été déposés, mais j’évalue à environ une demi-douzaine les propositions – et encore, mineures – de l’opposition qui ont été adoptées. Surtout, par rapport à ce que j’ai pu connaître au cours des nombreuses années passées, l’opposition n’a pu faire passer aucune inflexion, aucune évolution sur des sujets majeurs comme l’impôt sur le revenu, le prélèvement forfaitaire unique ou la fiscalité écologique. Plus préoccupant encore, aucun apport significatif de la majorité n’a complété ni corrigé les textes du Gouvernement. Mes chers collègues, on aurait pu faire l’économie de ces deux mois et demi de discussion parlementaire car les quatre textes sont, au final, pratiquement identiques à leurs versions initiales ! (Protestationssur les bancs du groupe REM.)
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Très bien !
La parole est à M. Gilles Carrez.
(La prise de parole ci-dessus)
Mentir dans l’hémicycle, ce n’est pas bien !
À ce propos, je voudrais saluer la discipline d’airain qui a régné au sein de la commission des finances.
Cela ne vous arrange pas !
Les plus anciens d’entre vous doivent se souvenir du whip de la majorité à la commission des finances, qui s’appelait Dominique Lefebvre ; nous le trouvions tous très autoritaire alors qu’il était en réalité un grand libéral ! Je voudrais féliciter notre excellente collègue Amélie de Montchalin pour avoir su...
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