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16 janvier 2018 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Monsieur le président, mes chers collègues, ma question s’adresse à Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Très prochainement, les universités devront indiquer sur la nouvelle plateforme dénommée Parcoursup les critères qu’elles retiendront pour évaluer les dossiers des lycéens et permettre à ceux-ci d’éventuellement intégrer les différents cursus et formations qu’elles proposent. Or le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants n’est pour l’instant passé qu’une fois par cet hémicycle, et doit encore être examiné par le Sénat ; la loi n’a donc pas encore été adoptée. Comment peut-on demander aux universités de mettre en application une loi qui n’existe pas ? Pourquoi propager une fake news ? (Applaudissements sur les bancs du groupe FI. – Protestations sur les bancs du groupe REM.) Pour notre groupe, ce mépris – car c’en est un ! – de la démocratie parlementaire est scandaleux.Mais il y a pire : en imposant des délais aussi contraints aux universités, vous les obligez de facto à ne pas élaborer par elles-mêmes les attendus pédagogiques pour leurs formations ; en réalité, c’est l’idée même d’orientation que vous bafouez. Au fond, quelle est la philosophie de votre projet ? C’est l’instauration d’une sélection à l’université qui ne dit pas son nom (Applaudissements sur les bancs du groupe FI) puisque les bons dossiers, au regard de critères généraux, seront gardés quand les dossiers en apparence moins bons seront écartés. Alors que l’idée de cette réforme, telle que vous la présentiez, était de valoriser les spécificités du parcours de chaque lycéen, l’uniformité des critères qui seront retenus enterre concrètement cette ambition. C’est une boîte de Pandore que vous avez ouverte : en témoigne la mobilisation qui a été nécessaire à l’université Clermont Auvergne afin de faire retirer des critères discriminants socialement : avoir effectué un séjour linguistique, ce qui n’est pas à la portée financière de toutes les familles, ou encore avoir eu une activité salariée pendant la scolarité – autant dire être issu d’une famille économiquement aisée. (Protestations sur de nombreux bancs.)
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Madame la députée, je sais l’inquiétude des salariés du groupe Lactalis et celle des producteurs laitiers ; mais je sais aussi l’inquiétude des parents dont les enfants sont tombés malades du fait de la contamination à la salmonelle sur le site de Craon. Vous craignez que cette affaire n’entache la réputation et ne... Lire ▸
La parole est à M. Alexis Corbière, pour le groupe La France insoumise.
(La prise de parole ci-dessus)
C’est l’inverse !
De même, dans un département de l’université Paris-XIII, proposition a été faite de trier les élèves selon leur bac d’origine ; permettez à l’enseignant de lycée professionnel que je suis de m’en indigner ! Madame la ministre, qu’est-ce qui justifie votre précipitation ? Je vous salue et vous souhaite bonne année.... Lire ▸
La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale.