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16 janvier 2018 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Monsieur le député, pour bien répondre à votre question, il faut voir d’où nous venons et où nous allons. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes REM et MODEM.) Nous venons d’un système le plus injuste qui soit : celui du tirage au sort, donc du hasard qui s’est traduit par de l’injustice, conduisant des étudiants à quitter la France parce qu’ils n’avaient pas obtenu de place à l’université. Ce système a scandalisé la France entière ; en demandant d’aller plus lentement, vous demandez en fait de pérenniser la plus grande des injustices. (Applaudissements sur les bancs des groupes REM et MODEM.)Nous avons mis en place un système plus rationnel et surtout plus humain. C’est déjà une réalité aujourd’hui avec deux professeurs principaux dans chaque classe de terminale de France, pour conseiller chaque élève sur sa future orientation. Notre objectif est simple : en finir avec les 60 % d’échec en premier cycle à l’université. Si nous poursuivions aveuglément les faux critères d’égalité que vous prônez, c’est plus d’inégalités que nous aurions demain. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe REM.) Notre volonté d’agir se traduit aujourd’hui par une politique d’accompagnement des élèves. La plateforme Parcoursup, en service depuis hier, est un premier succès : l’application fonctionne bien et dès la semaine prochaine, les étudiants pourront formuler leurs vœux. Les attendus attachés à chaque formation permettront d’éclairer le chemin et de rationaliser la décision. L’enseignement supérieur bénéficie également de moyens nouveaux : plus de 20 000 places sont créées dans les universités et milliard d’euros ont été dégagés sur cinq ans. Depuis l’année dernière, les choses se sont ainsi améliorées tant du point de vue quantitatif que qualitatif : nos étudiants réussiront mieux demain car ils auront été mieux orientés. (Applaudissements sur les bancs des groupes REM et MODEM.)
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

C’est l’inverse !
De même, dans un département de l’université Paris-XIII, proposition a été faite de trier les élèves selon leur bac d’origine ; permettez à l’enseignant de lycée professionnel que je suis de m’en indigner ! Madame la ministre, qu’est-ce qui justifie votre précipitation ? Je vous salue et vous souhaite bonne année.... Lire ▸
La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale.
(La prise de parole ci-dessus)
Bravo !
La parole est à M. Stanislas Guerini, pour le groupe La République en marche.