Monsieur le secrétaire d’État, l’un des objectifs principaux du programme national de renouvellement urbain était d’accroître la mixité sociale dans les quartiers, en diversifiant et en renouvelant l’offre de logement. Le comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU a démontré, dans une analyse réalisée sur la période 2003-2013, que si le cadre de vie des habitants avait bien été amélioré, il n’en allait pas de même pour la mixité sociale.En effet, si la composition de l’habitat a évolué sur cette période, puisque le pourcentage de logements sociaux est passé de 61 à 57 % et environ 40 000 logements privés ont été construits dans ces quartiers ou à proximité, la mixité sociale ne s’est pas véritablement déployée. Cette diversification serait pourtant bénéfique à nos territoires où la concentration des difficultés sociales est lourde de conséquences. Elle permettrait de lutter plus efficacement contre l’image stigmatisante de ces quartiers, d’améliorer le parcours résidentiel et les conditions de vie de leurs habitants, et d’en attirer de nouveaux. Il reste énormément à faire en matière de mixité sociale et nous avons besoin, dans ces quartiers, d’un habitat vraiment diversifié.Monsieur le ministre, vous avez annoncé un projet de loi logement. En concertation avec les élus et les bailleurs sociaux, quelles mesures comptez-vous mettre en place pour permettre à l’ANRU d’atteindre son ambition de mixité sociale, notamment en créant les conditions de constructions plus nombreuses dans le parc locatif privé et en facilitant l’accession à la propriété ? J’ai entendu votre réponse à M. Pupponi, mais ne serait-il pas intéressant, dans la période à venir, de travailler ensemble sur ces sujets afin de concevoir un plan ambitieux en faveur de la mixité sociale, qui implique véritablement les logeurs, les communes et intercommunalités, et bien sûr les élus concernés ?
La source —
assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
Madame la députée, l’habitat insalubre est un très vaste sujet. En effet, on estime aujourd’hui qu’il y a environ 800 000 logements insalubres en France, ce qui est énorme. Tous ne sont pas loués par des marchands de sommeil. La première action doit donc viser à accompagner les propriétaires qui louent des...
Lire ▸
La parole est à M. Denis Sommer.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le secrétaire d’État.
Monsieur le député, la solution passe d’abord par une meilleure rénovation des logements dans les quartiers prioritaires de la ville, donc davantage de financements accordés à l’ANRU. Il faut peut-être également revoir certains zonages pour essayer d’appréhender la mixité non seulement au niveau de la commune, mais...
Lire ▸