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7 janvier 2020 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
…et à une spécialisation des fermes et des territoires. De ce fait, les exploitations sont moins résilientes aux difficultés sanitaires et climatiques et sont davantage dépendantes des importations.Le premier pilier de la PAC concerne les aides attribuées à l’hectare : il privilégie donc les plus grosses exploitations. Ces aides encouragent l’agrandissement des fermes, et la valorisation de ces très grandes surfaces s’accompagne d’une augmentation de la mécanisation et d’une utilisation massive et excessive d’intrants chimiques souvent dangereux pour la santé.Au lieu de prendre le virage écologique, la nouvelle PAC continuerait sur sa lancée. Or nos concitoyens attendent des réponses claires, notamment de votre part, monsieur le ministre, sur les mesures à prendre pour garantir la qualité des denrées alimentaires produites et préserver la santé de tous. De leur côté, les acteurs du monde agricole veulent vivre dignement de leur métier. Vous avez donc la responsabilité et la possibilité de remplacer les règles vicieuses par des règles vertueuses afin de transformer le modèle agricole actuel qui ne correspond plus aux attentes des citoyens. Face à l’urgence climatique, nous devons avoir de réelles ambitions et réorienter la PAC, notamment en soutenant plus spécifiquement les petites fermes, en défendant des aides réellement plafonnées et en rétribuant des pratiques vraiment vertueuses au lieu d’un verdissement opportuniste.Monsieur le ministre, vous engagez-vous à mettre en place, comme vous le permet la Commission européenne, un plafonnement qui mettra fin à l’agrandissement des fermes et donc à la disparition des paysans ? Proposerez-vous des aides à l’agriculture conditionnées par la qualité des productions afin que le soutien aux exploitations ne soit plus lié majoritairement à leur surface ?
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à Mme Bénédicte Taurine, pour exposer sa question, no 858, relative à la réforme de la politique agricole commune.
Monsieur le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, le fonctionnement actuel de la politique agricole commune, la PAC, a des effets pervers induits par les modalités de financement de l’agriculture européenne. La PAC est responsable de la diminution du nombre des agriculteurs et des exploitations. À cause... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation.