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9 janvier 2023 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Il y a peu, c’était Noël, qu’on considère généralement comme la période des colis. Or, il se trouve que davantage de colis partent de l’Hexagone vers les outre-mer, tout simplement parce que, là-bas, les prix sont plus élevés qu’ici, d’environ 15 %. À ce propos, j’ouvre une parenthèse : je vous serais reconnaissant, monsieur le ministre délégué, de bien vouloir demander à vos collègues de Bercy de densifier les statistiques concernant l’outre-mer, car elles sont pauvres. On a du mal à trouver des chiffres ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT. – Mme Maud Petit applaudit également.)On en trouve néanmoins quelques-uns. Il ressort des chiffres un peu anciens dont je dispose que les prix sont plus élevés là-bas qu’ici alors même que les revenus y sont inférieurs d’un tiers. Quant au taux de pauvreté, il est de 67 % à Mayotte contre 14 % en métropole. Dès lors, on imagine combien il est important pour une famille ultramarine d’avoir un parent qui peut envoyer des colis depuis l’Hexagone.Or, le coût de ces colis a augmenté. Permettez-moi d’imiter notre collègue Ruffin en citant un témoignage, celui d’un autre François, habitant de La Réunion, qui déplore d’avoir dû payer au bureau de poste une taxe de 71 euros pour un colis qui en vaut 336, soit une hausse de près de 20 % de la valeur du colis. C’est insupportable !À l’initiative de notre collègue sénateur Dominique Théophile, un amendement au budget pour 2023 a été adopté afin que la surtaxe ne se déclenche qu’à partir de 400 euros. C’est une très bonne mesure, mais quels effets peut-on en attendre sur le revenu des ultramarins et, surtout, quand sera-t-elle enfin appliquée ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT.)
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Guillaume Vuilletet.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre délégué.