D’abord, ils ont dénaturé le principe même des motions de censure. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.) Chacun le sait, nous avons respecté l’esprit et la lettre de la Constitution. Depuis septembre, nous avons utilisé le 49.3 pour trois textes de nature financière. (Rires sur les bancs du groupe RN.) Nous l’avons fait pour la simple raison que nous avons besoin d’un budget et qu’aucun groupe de l’opposition ne souhaite le construire avec nous. (Applaudissements sur les bancs des groupes RE et Dem.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Que dire du recours frénétique au 49.3 ?
Avec trente et une motions de censure, ce qui représente en l’espace d’un an et demi plus d’un cinquième du total des motions déposées sous la Ve République, qu’ont réussi les députés censeurs ?
Rien !
(La prise de parole ci-dessus)
Ce n’est pas vrai !
Ce sont des faits que personne ici n’a jamais contestés.
Si, nous les contestons !
À trente et une reprises, discours après discours, les partisans de la censure ont revendiqué fièrement leur refus du dialogue et aucun d’eux n’a donné l’once du début d’une explication sur la manière dont le Gouvernement pouvait trouver une majorité sur un budget dans ces conditions. (M. Éric Coquerel s’exclame.)