Nos premières pensées vont à nos compatriotes de Mayotte, aux victimes et à leurs familles ainsi qu’aux services de secours. Nous leur disons notre solidarité.Je le dis sans esprit polémique mais avec gravité, monsieur le premier ministre : votre place n’était pas à Pau. L’urgence n’est pas au retour du cumul des mandats mais aux inquiétudes des Françaises et des Français, au premier rang desquels les Mahorais. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.) Votre devoir, votre seul devoir, est d’y répondre sans attendre car le temps presse. Notre seul devoir de force d’opposition est d’y veiller et de nous battre pour répondre aux attentes des Français et leur être utile, dans la fidélité à ce que nous avons défendu devant eux. Notre devoir est de chercher, dans l’intérêt du pays, un chemin de stabilité et de progrès, d’être des parlementaires adultes à la recherche de majorités texte par texte, fidèles à l’élan de front républicain.Je vous adresse en cet instant une forme d’avertissement républicain et solennel : nous voulons un bon budget pour le pays, et vous ? Nous voulons parler des retraites, et vous ? Nous voulons avancer sur la question de la vie chère outre-mer, de l’hôpital public, de l’agriculture, de l’école, du narcotrafic, des salaires (Mêmes mouvements), et vous ? Nous avions revendiqué un premier ministre de gauche, ouvert au compromis : vous n’êtes pas de gauche, mais serez-vous ouvert au compromis, disposé à autre chose qu’à la défense, « quoi qu’il en coûte », du bilan d’Emmanuel Macron ?Nous avions revendiqué le respect strict du front républicain : serez-vous un premier ministre affranchi du Rassemblement national et de ses idées nauséabondes ?
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
M. François Bayrou
Vous pouvez vous égosiller, mais le ministre de l’intérieur était à Mayotte, le président de la République dirigeait la réunion de crise et j’y participais.Si j’ai présidé le conseil municipal de ma ville, de dix-neuf à vingt-trois heures, c’est que, ce faisant, j’étais à ma place de citoyen. J’ai bien l’intention...
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La parole est à M. Boris Vallaud.
(La prise de parole ci-dessus)
Tu as voté la censure avec eux, la semaine dernière !