Il y a parfois une forme d’injustice quand on veut servir l’intérêt général, celui du pays, et quand les crises, ou les circonstances, viennent contrarier vos intentions sincères. C’est pourquoi je veux commencer mon propos en rendant hommage à Michel Barnier et à son gouvernement pour l’action conduite avant la censure. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem, EPR, DR et HOR.)Pourtant, et comme c’est toujours le cas, je n’ai nulle intention aujourd’hui de nourrir de vaines querelles ou polémiques avec ceux qui, par la censure, ont un peu plus plongé notre pays dans la crainte, le doute et l’inconnu alors qu’il n’en avait vraiment pas besoin.Je veux parler de ceux qui nous regardent ou non, de ceux qui se désespèrent – ils sont nombreux – ou non, de ceux qui sont d’accord avec nous ou non, de ceux qui attendent – je ne dirais pas « espèrent », tant ils doutent – un chemin vers un cap collectif et vers – j’ose le mot – une espérance.Je veux donc simplement essayer de parler des Français et des Françaises, et du chemin que nous devons leur proposer pour rassurer et convaincre. Les lignes rouges, vraies ou fausses, les chantages réciproques, les concessions que l’on entend arracher comme un trophée, les postures, rien de cela ne les intéresse. Cela les mène avant tout à considérer qu’ils ne seraient en fait qu’en arrière-plan d’un théâtre où se joue un dialogue de sourds. Cela les éloigne chaque jour un peu plus de la politique, et c’est un drame.Ainsi voudrais-je vous dire avec humilité, monsieur le premier ministre, ce que nous percevons des attentes des Français, qu’elles concernent les urgences du quotidien, leur avenir ou celui de nos enfants.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Quelle honte !
Je vous le dis : les Français sont attachés à la liberté de croire ou de ne pas croire et à l’égalité de tous les citoyens, quelle que soit leur religion. Ils ne vous laisseront pas faire ! (Mêmes mouvements.) Ne comprendrez-vous donc jamais que reprendre les termes de l’extrême droite la fait progresser ? que...
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La parole est à M. Marc Fesneau.
(La prise de parole ci-dessus)