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14 janvier 2025 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
En effet, si beaucoup de nos concitoyens ne savent pas ce qu’est une commission mixte paritaire, ils savent tous en revanche que les plans sociaux se multiplient. Ils sont nombreux à vouloir que l’accès à la santé ne soit plus un chemin de croix, à attendre que leur travail leur permette de bénéficier d’un pouvoir d’achat à la hauteur de leurs efforts, à se demander si la crise du logement aura une fin, à être inquiets de l’insécurité du quotidien, anxieux de la gangrène du narcotrafic et préoccupés par une immigration subie.Pour pouvoir agir, nous avons besoin d’un budget. Saluons à cette occasion le travail de votre prédécesseur, Michel Barnier, car il a établi des constats clairvoyants, dont la censure du 5 décembre ne nous exonérera pas. La France ne peut plus se payer le luxe de creuser davantage son déficit. L’accroissement indéfini de la dette est un poison.À cet égard, le débat sur les retraites est éclairant : seule une réforme systémique, à l’instar de celle proposée en 2019, reposant sur un mécanisme de points, pourrait nous permettre de sortir de l’ornière.Imaginer, en revanche, qu’un système de retraites par répartition resterait viable en revenant à la retraite à 62 ou 60 ans relève de l’aveuglement. La conférence sociale que vous proposez de réunir est une bonne chose : oui, il faut discuter, avec tout le monde – avec chacun des groupes et chacun des parlementaires notamment. Nous devons toutefois regarder la réalité en face : perdre du temps, revenir en arrière ne ferait qu’accélérer la crise financière et budgétaire.De même, alors que notre pays connaît des taux d’imposition parmi les plus élevés au monde, nous ne pourrons pas accepter la création d’impôts nouveaux. Pour assainir nos comptes publics et retrouver des marges de manœuvre, nous devons donc travailler à une baisse significative de la dépense publique et agir sur la structure même de l’État. Je salue, à cet égard, la présence à vos côtés, monsieur le premier ministre, de Laurent Marcangeli qui saura, j’en suis sûr, relever le défi de la simplification et de l’efficacité de l’action publique, au cœur des choix budgétaires. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.)
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