Il y a quelques mois nous écoutions, dans ce même hémicycle, le discours de politique générale de votre prédécesseur, monsieur le premier ministre. Nous avions tous fait le même constat, une France plus divisée que jamais, alors que les crises se multiplient : des comptes publics qui dévissent ; une dette qui devient impossible à maîtriser ; une économie qui s’enlise ; des PME qui se demandent si elles passeront l’année ; des hôpitaux qui ne se relèvent pas ; l’éducation nationale qui peine à offrir des solutions tant aux enseignants qu’aux élèves. Et la France n’a toujours pas de budget pour 2025, ce qui n’offre de perspectives positives ni sur le plan extérieur ni sur le plan intérieur.Les Français sont inquiets et s’interrogent. Leur confiance en leurs élus continue de s’étioler. La France des territoires regarde un microcosme parisien faire des promesses sans lendemain et, parfois, prendre des décisions coupées des réalités et du quotidien des Français, qu’elles concernent l’accès aux soins et la situation des hôpitaux, la vie chère et le pouvoir d’achat, l’éducation nationale ou les petites et moyennes entreprises.Méfions-nous d’une colère sourde qui, née de la perte de confiance dans nos institutions et de la résignation de nos compatriotes, pourrait aboutir dans la rue. Nos territoires ultramarins ont déjà été le théâtre d’événements révélateurs de cette situation.Le message des Français aux élus nationaux depuis la dissolution voulue par le président de la République était pourtant clair : abandonner les oripeaux dogmatiques pour travailler dans l’intérêt général, écouter les citoyens et les territoires.À l’annonce de la composition du gouvernement, la perplexité s’est emparée de beaucoup d’entre nous : quasiment les mêmes ministres, de nombreux retours et les mêmes cabinets ministériels. Pensons-nous réellement obtenir un résultat différent en utilisant toujours les mêmes recettes ? Élections perdues, dissolution ratée : les Français ont rejeté, en partie, les politiques menées ces dernières années.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Très bien !
Nous ne pensons pas opportun de rompre le lien charnel unissant les élus aux Français au profit des partis : le passage à la proportionnelle n’apporterait pas de réponse à la crise actuelle du régime, née du chaos et œuvre de ceux qui veulent le chaos.Monsieur le premier ministre, le groupe Horizons & indépendants...
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La parole est à M. Stéphane Lenormand.
(La prise de parole ci-dessus)