…la proportionnelle reste en vigueur ; c’est en 1962, en raison de la censure du gouvernement Pompidou – cela devrait vous inspirer, monsieur Wauquiez –, qu’est changé le mode de scrutin aux législatives. Ce qui a été modifié dans un sens peut être modifié dans l’autre ; la preuve en est le refus du général de Gaulle de constitutionnaliser ce mode de scrutin, qu’il décida de fixer par une simple loi, afin que des adaptations demeurent possibles.Pour en revenir à vous, monsieur Berrios, vos propos au sujet de la dette sont aussi les nôtres, et je vous remercie de ce que vous avez dit touchant la nécessité d’agir sur la structure même de l’action publique. Je ne peux qu’apporter mon soutien à votre affirmation du caractère crucial, central, de l’action des collectivités locales, en matière aussi bien d’investissement que de modération du fonctionnement, puisqu’elles ne peuvent investir que si leur budget de fonctionnement est excédentaire – c’est ce garde-fou que vous avez appelé une règle d’or implicite. Quant à l’outre-mer, je suis, là encore, d’accord avec vous. Merci de ce que vous avez appelé votre vigilance, et de votre exigence ; elles nous seront utiles.Monsieur Lenormand, non seulement je partage votre appel à l’humilité, mais avouez que, dans la situation où je me trouve, celle-ci s’impose. Ceux qui croiraient que l’on peut assumer ces fonctions avec le sentiment de dominer les événements, les sensibilités, les groupes, seraient légèrement présomptueux !Vous avez également raison de défendre la richesse de la diversité. Je suis en désaccord sur ce point avec Laurent Wauquiez : la diversité est une chance, à condition que l’on apprenne à vivre avec. Le problème de ce moment démocratique, de nos assemblées, tient à ce que nous ne savons pas le faire. On échange des invectives, des injures, du moins des méta-injures ; personne n’imagine que de la diversité, du pluralisme, nous puissions faire une richesse. C’est à cela que nous appelons ; au sein du gouvernement, cette diversité est entière et assez forte. Nous avancerons dans ce sens.Quant aux urgences, vous avez cité à juste titre l’agriculture – nous sommes nombreux à être attachés à ce secteur, mais vous conviendrez que mon histoire personnelle m’y lie particulièrement –, le pouvoir d’achat et le logement. Je répète ici ce que j’ai déclaré à la tribune : la vraie question du logement est celle de la destruction, tout au moins de l’affaiblissement du lien social entre ceux qui arrivent à en trouver un et ceux qui n’y parviennent pas. Il constitue l’une des deux politiques sociales prioritaires. Nous devons faire en sorte que l’investissement dans le logement, privé ou public, devienne plus attractif.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Elle l’est encore, en 1958, lorsqu’il fonde la Ve République.
Il lutte contre !
Pas du tout ! Il existe – je vous les passerai, si cela vous intéresse – de nombreux textes datés de 1946, 1947, 1948, où de Gaulle défend la proportionnelle. Rappelez-vous que le parti qu’il avait créé, le Rassemblement du peuple français, avait été exclu de la représentation nationale par une alliance des...
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Il s’en débarrasse !
(La prise de parole ci-dessus)