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6 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Samedi, nous sommes entrés dans un monde nouveau. L’enlèvement d’un président sur son propre territoire est une rupture sans précédent avec les règles du droit international nées au lendemain de la seconde guerre mondiale. Le président Trump ne cherche même pas à camoufler la motivation de cette opération qui ne doit rien à la volonté de libérer un peuple mais tout à la logique de prédation des ressources pétrolières vénézuéliennes.La réaction de la Commission européenne, qui a refusé de se prononcer sur la légalité de l’opération américaine, est inacceptable. La réaction du président de la République est apparue notoirement insignifiante : il a omis de la condamner clairement et de rappeler l’exigence de respecter le droit international. Cette prise de position envoie un signal puissamment toxique. Si l’on tolère aujourd’hui une telle opération hors de tout mandat de l’ONU, quelle garantie avons-nous contre l’éventualité qu’une logique coloniale similaire soit légitimée ailleurs dans le monde et se retourne demain contre l’Europe ? Le monde n’est pas un self-service à disposition des empires ; la France et l’Europe ne sont pas des vassaux.En 1957, Camus prononçait ces mots fameux : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » Nous en sommes là, hélas !Ma question est donc la suivante : la France a-t-elle abandonné toute volonté de défendre le droit international, comme Gabriel Attal semble nous y inviter, ou compte-t-elle au contraire prendre l’initiative d’une réponse européenne ferme, qui défende la souveraineté des États, le multilatéralisme et le respect de la Charte des Nations unies ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Olivier Faure.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger.