Vous avez raison : les élus, et les élus locaux en particulier, sont souvent les premières personnes vers lesquelles on se tourne, singulièrement dans le monde rural. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous travaillons main dans la main avec l’Association des maires ruraux de France (AMRF), qui a engagé un travail très important pour désigner, au sein de chaque conseil municipal, un élu spécialement formé et référent.Nous soutenons cette démarche, nous la finançons, et nous avons réalisé un guide dédié à destination des maires, de manière qu’ils sachent, département par département, quelles sont les ressources sur lesquelles ils peuvent compter, qu’il s’agisse d’associations ou de services de l’État. Nous avons systématisé ce soutien et nous travaillons aussi avec le ministère de l’intérieur pour qu’il y ait, au niveau départemental, des référents identifiés et connus.Nous allons par ailleurs amplifier – et je crois que cela intéressera beaucoup les élus locaux et ruraux – la formation de tous les agents d’accueil dans les maisons France Services. Il ne me semble pas utile d’inscrire cela dans la loi. En revanche, il me paraît important de mener auprès des élus locaux, de façon régulière et récurrente, des actions d’information et de formation, car ils sont des ressources de premier – ou de dernier – recours pour les victimes de violences. Je vous invite donc à retirer votre amendement.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Quel est l’avis de la commission ?
Avis défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Gabrielle Cathala.
J’estime que cette disposition n’a pas sa place dans la loi et je m’étonne du message qui la sous-tend : cela signifie que le Rassemblement national ne sait toujours pas quelles sont les associations vers lesquelles on doit orienter des victimes.