geheim.land Recherche Politique
5 octobre 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Vendredi, j’ai parlé du budget de la police judiciaire ; je sais très bien que cela relève du budget du ministère de l’intérieur. Par ailleurs, nous demandons le rattachement de la police judiciaire au ministère de la justice afin qu’elle soit indépendante. Nous le ferons.J’ai donc distingué la police judiciaire – marquée par l’absence d’enquêteurs pour assurer un traitement correct des cas de violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants – et le budget de la justice, dans lequel je déplorais l’absence de moyens pour lutter contre la récidive et favoriser la réinsertion.Je remarque que vous n’avez strictement aucun argument de fond : notre collègue Sandrine Rousseau vous a interpellée sur les libertés publiques, et j’ai l’impression que vous maîtrisez très mal les techniques d’enquête et la réalité de la procédure.Lorsqu’une personne est placée en garde à vue pour une durée de vingt-quatre heures, celle-ci peut être prolongée jusqu’à quarante-huit heures par un magistrat. À l’issue de la garde à vue, s’il existe des indices graves et concordants, la personne peut être mise en examen et l’enquête continue. La fin de la garde à vue n’est pas la fin de l’enquête ! Et si vous voulez avoir les moyens et le temps de saisir les ordinateurs et de les exploiter correctement, il faudrait peut-être avoir davantage d’enquêteurs. Mais comment voulez-vous faire alors qu’il n’y a même pas soixante agents à l’office mineurs (Ofmin), tandis qu’on en compte dix fois plus au Royaume-Uni pour une population à peu près équivalente à celle de la France et pour un volume d’enquêtes comparable ? Nous attendons vos réponses.Tout le monde voit bien, y compris les associations présentes dans les tribunes, que vous n’avez aucune réponse sur le budget. Les associations seront pourtant présentes d’ici une demi-heure devant l’Assemblée nationale pour réclamer un budget intégral associé à cette loi.
La source — assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à Mme Gabrielle Cathala.
Je réponds à Mme Bergé qui fait semblant de ne pas comprendre ce que je dis et ce que je demande depuis vendredi.
Non, je réponds seulement aux questions que vous posez.
(La prise de parole ci-dessus)