au nom du groupe PPE. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, ce qui se passe en France aujourd'hui doit inquiéter toute l'Europe. Vous l'avez dit: la question du débat autour de notre école est un sujet national et une compétence qui relève de notre vie démocratique. Mais le fait est qu'aujourd'hui, quelque chose de plus dangereux se passe, qui concernera demain tous les pays européens.
Il y a quelques jours, les services de renseignement français ont publié une note qui montre que ces événements ont été, non pas spontanément décidés, mais organisés de l'extérieur pour pouvoir semer le chaos, que ces événements ont été, en réalité, planifiés pour créer un désordre grave au sein de notre vie démocratique. Ce qui se passe aujourd'hui, ce ne sont pas des jeunes qui se lèvent pour demander un avenir meilleur; ce sont des jeunes qui sont instrumentalisés par une force politique qui a décidé de les utiliser pour ses propres calculs électoraux. Et cette force politique est représentée ici, Madame Aubry, c'est La France insoumise.
Cette force politique ne donne pas un seul gage d'avenir à ces jeunes. Pas un seul lycéen en France n'étudiera mieux demain parce que son lycée a été bloqué, brûlé. Pas un seul lycéen en France ne verra son avenir amélioré parce que des enseignants, des proviseurs sont agressés. Pas un seul lycéen de France n'ira mieux demain parce que des policiers et des gendarmes sont ciblés, parce que des pompiers voient leur camion brûler. Quel lycéen peut trouver une solution aux problèmes qu'il rencontre aujourd'hui par la violence dans laquelle on l'entraîne et on le piège?
Chers jeunes, c'est à vous que nous voudrions parler aujourd'hui: ne vous laissez pas utiliser, ne vous laissez pas instrumentaliser. Notre école connaît une difficulté immense, nous la dénonçons. Je la dénonce depuis très longtemps, comme professeur, puis comme élu. Cette école est aujourd'hui l'école d'Europe qui produit le plus d'inégalités et nous devons la reconstruire. Mais nous la reconstruirons par plus d'enseignement, pas moins d'enseignement, par plus de transmission, pas par sa déconstruction. Nous la reconstruirons parce que nous choisirons à nouveau de transmettre notre héritage, parce que nous rendrons aux professeurs leur métier, pas parce que nous les laisserons se faire agresser.
Votre avenir, notre avenir, est en jeu et c'est en Europe aussi que nous devons le défendre.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Mr President, thank you very much. I've been directly named by my name so, according to our Rules of Procedure, I can provide a short answer. I will do it in French. Thank you very much.
Monsieur Bellamy, je vois qu'il est assez pratique de venir instrumentaliser le Parlement européen aujourd'hui pour un débat...
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au nom du groupe S&D. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, aujourd'hui, à Lens, une lycéenne a eu une main arrachée. Comment peut-on en arriver là? Comment peut-on en arriver là? Et comment peut-on jubiler, être presque heureuse en apprenant cela et tenter encore de manipuler le débat qui est devant...
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