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10 juillet 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Je n’oublie pas pourquoi je suis là, et la vie professionnelle que j’ai vécue avant de venir m’asseoir auprès de vous.Cette loi d’habilitation est-elle réellement une urgence ? N’y a-t-il pas plus préoccupant aujourd’hui en France ? Je pense aux soignants, aux agriculteurs, aux précaires, aux chômeurs, aux salariés qui mettent fin à leur vie ! J’ai vu des enfants dormir dans des détritus ! J’ai vu des femmes enceintes dormir dans une tente en pleine période caniculaire ! J’ai vu des gens réunis autour d’une mare d’excréments ! J’ai vu l’inimaginable ! J’ai vu l’inacceptable ! Et tout cela, je l’ai vu samedi à Metz, en Lorraine, en France, le pays des droits de l’homme ! Madame la ministre, mes chers collègues, êtes-vous bien sûr que la casse du code du travail soit une réelle urgence aujourd’hui en France ? (Applaudissements sur les bancs des groupes FI et GDR.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Il le sera !
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Pierre Dharréville.
Monsieur le président, madame la ministre, madame la présidente de la commission, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, c’est au nom de ceux dont on a dit qu’ils ne sont rien que je me présente aujourd’hui à cette tribune, au nom des salariés qui créent les richesses de ce pays, au nom des ouvriers – qui... Lire ▸