Monsieur le président, madame la ministre, madame la présidente de la commission des affaires sociales, monsieur le rapporteur, chers collègues, davantage d’égalité, davantage de liberté, tels sont, madame la ministre, selon vos propres termes, les principes qui semblent vous avoir guidée dans la préparation de ce projet de loi.Je les partage car ils auraient dû nous permettre d’aboutir, et depuis longtemps, à certaines des propositions que vous nous présentez. Si je les partage, je ne peux, comme beaucoup d’entre nous, que regretter la méthode de travail qui vous conduit aujourd’hui à présenter un projet de loi d’habilitation visant à prendre par ordonnances des mesures pour le renforcement du dialogue social.Certes, madame la ministre, le redressement économique de notre pays constitue une nécessité impérative : nous sommes tous d’accord sur ce point. Cependant, si notre code du travail doit être modernisé et simplifié, faisons attention à ne pas sacrifier un héritage auquel, dans cet hémicycle, comme l’a rappelé M. le rapporteur au début de la séance, nous tenons tous.Certes, le Président de la République a, pendant la campagne électorale, très largement annoncé les mesures qu’il voulait prendre, et une partie des Français les ont approuvées par leur vote.Est-ce cependant une raison suffisante pour nous priver du droit à légiférer que notre élection nous a également conféré ? Au prétexte de devoir poursuivre la concertation avec les partenaires sociaux, et par principe, vous avez en effet, en commission des affaires sociales, rejeté tous nos amendements.Dans de telles conditions, quelle était l’utilité de réunir cette commission de façon aussi précipitée, …
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Ça, c’est sûr ! Mais ils rient jaune !
Nous sommes donc décidés à agir avec force et sans délais car nous le devons aux Français. À tous les Français. (Applaudissements sur les bancs des groupes REM, MODEM et sur quelques bancs du groupe LC.)
La parole est à M. Gilles Lurton.
(La prise de parole ci-dessus)