L’heure avançant, notre assemblée se propose peut-être de préciser le projet de loi. Depuis que les commissions se sont réunies, nous répétons que le texte distingue trois domaines : celui où il ne peut légalement être dérogé à l’accord de branche ; celui où la branche peut interdire qu’il y soit dérogé ; celui où l’accord d’entreprise prime.Comme dirait une illustre ministre du travail, « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ». La loi comporte plusieurs zones de flou, auxquelles nous proposons de remédier par cet amendement de précision. Il vise à spécifier les domaines dans lesquels l’accord de branche devra primer, en ajoutant aux mesures d’ordre public que la grand-mère d’Hubert Wulfranc nous a permis de préciser les domaines suivants : salaires minimaux, classifications, garanties collectives de la prévoyance, mutualisation des fonds de la formation professionnelle, égalité professionnelle, prévention de la pénibilité. La liste, qui n’est pas exhaustive, pourra être enrichie au cours de la soirée.Vous mesurez par là, madame la ministre, notre volonté de contribuer à corriger l’imprécision relative à l’inversion des normes, dont personne ne semble vouloir aujourd’hui.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Quel est l’avis de la commission ?
Je suis favorable à cet amendement de cohérence.
La parole est à M. Sébastien Jumel, pour soutenir l’amendement no 357.
(La prise de parole ci-dessus)
Quel est l’avis de la commission ?
Avis défavorable. Les champs mentionnés par l’amendement ne couvrent pas les éléments que le Gouvernement souhaite inclure dans ce monopole légal de la branche. En effet, celle-ci a également vocation à avoir une compétence exclusive en matière de gestion et de qualité de l’emploi.