Le problème est aujourd’hui patent au sein de l’usine Dunlop, où les salariés ont accepté, voilà un certain nombre d’années, à l’inverse de ceux de Goodyear, de passer aux quatre-huit. Cela se traduit par un taux de divorce colossal, et on déplore trois suicides ; la situation est désastreuse. Fort heureusement, le CHSCT intervient, et il le fait avec une certaine liberté.Les ouvriers vivent tous les jours avec ce couteau sous la gorge : la menace d’une délocalisation de la production en Slovénie ou en Pologne, où le pneu coûte aujourd’hui beaucoup moins cher à produire. Imaginons dès lors une instance où l’on discute en même temps de cette possibilité de fabriquer les pneus en Slovénie et des conditions de travail dans l’entreprise : ce sera une condamnation au silence pour les salariés, qui tairont leurs conditions de travail et la façon dont ils vivent leur situation, afin de préserver, en échange, l’emploi sur le territoire. (Applaudissements sur les bancs du groupe FI et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)
La source —
assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. François Ruffin.
(La prise de parole ci-dessus)
Notre collègue Wulfranc demande la parole, monsieur le président !
Deux orateurs sont déjà intervenus pour répondre à la commission et au Gouvernement, et les amendements avaient déjà été bien défendus auparavant. Nous allons donc passer à la mise aux voix.
C’est pas grave ! Je garde mon intervention sous le coude ! (Sourires sur les bancs du groupe GDR.)