Depuis la crise de 2008, le comité de Bâle, groupe de superviseurs chargé d’écrire les textes de la régulation bancaire mondiale, a considérablement renforcé la robustesse du système bancaire, dont le superviseur européen nous dit, stress testsà l’appui, qu’il est aujourd’hui plus solide – ce qui est le cas. Nous pouvons nous en réjouir : c’était en effet indispensable.En 2017, le comité de Bâle a adopté un accord technique destiné à apporter les derniers ajustements à ce corpus de règles refondé. Les travaux de transposition de cet accord en droit européen ont déjà commencé et devraient se poursuivre à un rythme rapide dans les prochains mois.Tout cela serait bel et bon si le Comité de Bâle et l’Autorité bancaire européenne n’avaient pas récemment estimé que cet accord contraindrait les banques européennes – notamment les banques françaises – à augmenter leurs fonds propres de quelque 25 %, ce qui est évidemment considérable. Certains prétendent que cette hypothèse est maximaliste : peut-être, mais elle est chiffrée. Cela représente plusieurs centaines de milliards d’euros additionnels pour des établissements qui assurent plus de 75 % du financement de l’économie européenne. Les banques américaines, en revanche, ne seraient touchées par ces mesures qu’à hauteur d’une augmentation de 1,5 % de leurs fonds propres !Le sujet, mes chers collègues, est naturellement technique, mais il est surtout politique ; c’est tout l’objet de la proposition de résolution.En effet, il s’agit tout d’abord de décider du niveau adéquat de sécurité du système de financement de notre économie. Cette sécurité a un coût puisqu’elle immobilise en fonds propres des centaines de milliards d’euros qui pourraient autrement être consacrés au financement direct de l’économie – surtout dans une phase de transition comme celle que nous traversons, où les besoins sont considérables, pour dire le moins. Le débat, les divergences sont certes possibles sur ce qui est insuffisant ou excessif, mais, in fine, il s’agit d’une décision d’opportunité qui incombe aux gouvernements.Or ce sont les gouvernements qui, dans le cadre du G20, ont plusieurs fois donné un mandat politique très clair au Comité de Bâle – d’ailleurs repris par le Conseil et le Parlement européens. Ce mandat était double : il consistait d’une part à ne pas augmenter les exigences globales de fonds propres, et d’autre part à ne pas créer de différences importantes entre certaines régions du monde – en particulier l’Europe et les États-Unis. L’accord technique de 2017 – comme le Comité de Bâle lui-même et l’Autorité bancaire européenne l’ont montré, à leur corps défendant mais chiffres à l’appui – ne respecte ni l’une ni l’autre de ces deux conditions.Si le sujet est politique, c’est aussi parce que notre souveraineté économique et financière est en jeu. Nous devons éviter de créer une situation de dépendance excessive du financement des entreprises, notamment des secteurs stratégiques que sont la défense, l’énergie et d’autres, à l’égard des marchés de capitaux asiatiques et américains, et de leurs banques d’affaires.Mes chers collègues, cette proposition de résolution est originale, car elle fait l’objet d’un consensus politique large – à défaut d’être unanime – au sein de l’Assemblée. Notons qu’elle est cosignée par les présidents des groupes Les Républicains, La République en marche, MODEM, UDI-Agir et Libertés et territoires, ainsi que par les membres de la commission des finances qui appartiennent à ces groupes. En 2016 déjà, alors que la majorité – vous en conviendrez – était différente,…
La source —
assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
C’était un cas psychiatrique !
Langue de bois !
L’ordre du jour appelle la discussion de la proposition de résolution visant à protéger la compétitivité du financement de l’économie dans le cadre de la transposition de l’accord du comité de Bâle de 2017 (no 2399).
Dimanche, un autre individu fiché pour radicalisation s’est jeté sur des policiers à Metz, armé d’un couteau, aux cris de « Allah Akbar ».
Ajoutons qu’elle est l’une des plus élevées des pays de l’OCDE. Nous ne redécouvrons donc pas la question du financement, puisque nous y avons déjà réfléchi.
Au-delà de 3 mètres ?
Delevoye, reviens !
Lui aussi était sous traitement psychiatrique.
Heureusement, le professionnalisme des agents a permis de l’arrêter sans qu’il y ait de victime à déplorer. Pourtant, la neutralisation de l’individu a entraîné un attroupement à la faveur duquel les policiers ont été pris à partie et traités d’assassins.Force est de constater que l’islam radical a pénétré les...
Lire ▸
En période de transition, il est normal qu’il faille consentir des investissements. Sur le fond, vous ne serez sans doute pas insensible, madame la députée, au fait que nous souhaitons investir largement en faveur des enseignants, dont il est important de garantir aujourd’hui la retraite de demain.
En outre, nous nous sommes fixé comme objectif une réduction de 50 % de l’usage des produits phytosanitaires d’ici à 2025.
La parole est à Mme la secrétaire d’État.
Dans la discussion générale, la parole est à M. Éric Woerth.
(La prise de parole ci-dessus)
Ils sont rassurés !
Ce sera plutôt à l’horizon 2050 !
Vous connaissez les obstacles que doit parfois affronter le conjoint d’un militaire affecté dans une garnison ; même si celle-ci n’est pas isolée, le fait de devoir quitter un emploi et en trouver un autre peut constituer une véritable difficulté. Le plan famille a permis de favoriser l’accès à l’emploi des...
Lire ▸
C’est un objectif ambitieux mais réaliste, comme le montre le développement de 3 000 fermes DEPHY – Démonstration, expérimentation et production de références sur les systèmes économes en produits phytosanitaires – grâce au plan « écophyto ».Notre stratégie consiste donc à réduire globalement l’utilisation des...
Lire ▸
C’est un investissement pour l’ensemble de la société.
Il y a du boulot !
Enfin, madame la députée, vous nous avez interpellés sur la question de la justice sociale.
Didier Guillaume s’occupe surtout de Biarritz !
…aurons l’occasion d’échanger afin de trouver les meilleurs leviers pour y parvenir.Le décret et l’arrêté que vous avez mentionnés sont l’un des outils que nous mobilisons, mais ils doivent être replacés dans cette démarche globale, à laquelle contribuera notamment la séparation de la vente et du conseil, qui a été...
Lire ▸
Avale ton chapeau !