Madame la ministre, ayant présidé durant plus de dix ans un EHPAD à Rixheim, dans la région mulhousienne, je m’étais permis lors d’une des toutes premières séances de questions au Gouvernement de la législature, d’appeler l’attention du Gouvernement sur la situation des EHPAD.Il y a répondu avec une série de mesures qui restent bien entendu insuffisantes. Vous connaissez la situation : elle est de plus en plus difficile, que ce soit pour les personnels ou, du point de vue sanitaire, pour les patients et les résidents ; et comme vous l’avez dit vous-même, elle n’ira pas en s’améliorant, compte tenu de l’évolution démographique.Aujourd’hui, il s’agit justement de savoir comment gérer cette masse démographique. Sachant que l’on ne pourra pas construire demain 1 500 EHPAD supplémentaires, il faudra maintenir à domicile près de 1,6 million de personnes âgées dépendantes supplémentaires, voire, vraisemblablement, les y hospitaliser. Il y a donc tout un système à bâtir, en prenant en compte trois éléments majeurs : tout d’abord, l’instauration d’un guichet unique. Lorsque la dépendance survient, les familles sont dans une situation tragique car il leur faut organiser tout un système et frapper à trente-six portes. C’est très compliqué. Ensuite, il faut combler les trous dans la raquette : beaucoup de métiers ne sont toujours pas exercés en libéral et à domicile, comme celui d’aide-soignant, si bien que ce sont souvent les infirmières qui sont obligées d’assumer ce type de tâches. Enfin, il faut organiser la coordination d’ensemble avec les plateaux techniques des centres hospitaliers, dans le respect du secret médical.Madame la ministre, que compte faire le Gouvernement pour développer le maintien et l’hospitalisation à domicile, autrement dit pour coordonner tout le système de la dépendance qui reste aujourd’hui à construire ?
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à Mme la ministre.
La parole est à M. Olivier Becht.
Vous posez, monsieur le député, une question très précise, à laquelle je répondrai précisément.D’abord, je crois que la mesure à laquelle vous faites référence est bonne, car il me semble utile que les aides-soignants en EHPAD bénéficient de cette formation d’ASG. D’autre part, elle permet de revaloriser le...
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(La prise de parole ci-dessus)
En juin ?
Avant le mois de juin, monsieur le député : j’ai bien compris votre demande. Nous travaillons ardemment pour que tous ces financements parviennent aux personnels concernés.
La parole est à Mme la ministre.