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14 janvier 2020 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
L’article 87 de la loi organique du 19 mars 1999 dispose que le congrès de la Nouvelle-Calédonie et les assemblées de province peuvent assortir les infractions aux lois du pays et les règlements qu’ils édictent de peines d’emprisonnement « sous réserve d’une homologation de [la] délibération par la loi ». Le Parlement doit donc homologuer les peines d’emprisonnement décidées par ces assemblées ; à défaut, seules les peines d’amende et les peines complémentaires éventuellement prévues sont applicables. Les peines concernées par la demande d’homologation touchent plusieurs domaines différents : le droit rural et agricole, le code des assurances, de la santé, du travail ; la réglementation des manifestations sportives terrestres ; l’énergie, la pollution et les ampoules.Si la proposition de loi dont nous débattons vise à homologuer un ensemble de peines, elle enjoint également au Parlement d’intervenir de manière plus régulière, lorsque cela s’avère nécessaire pour le bon fonctionnement des territoires d’outre-mer, sans devoir attendre une loi spécifique. Les homologations doivent être entérinées régulièrement.Dans le cadre du projet de loi relatif à la modernisation du droit de l’outre-mer, notre collègue Maina Sage proposait déjà en 2015 qu’un rendez-vous annuel dédié aux outre-mer soit organisé au Parlement. Cela paraît en effet nécessaire, et il faudrait bien plus encore.La particularité de la Nouvelle-Calédonie réside dans le fait qu’elle possède une autonomielarge. Elle devrait, en conséquence, être dotée de la capacité d’avancer à son rythme sur les dossiers qui la concernent. Les institutions de la Nouvelle-Calédonie, tout comme celles des autres territoires d’outre-mer, devraient par ailleurs avoir la possibilité d’inscrire, aussi souvent que nécessaire, les sujets qui les intéressent à l’ordre du jour du Parlement.Permettez-moi de revenir sur la situation générale des territoires d’outre-mer, encore considérés comme des territoires de seconde zone, et pas simplement en matière judiciaire. La prédation exercée par les grandes entreprises privées sur les économies ultramarines rendent ces territoires totalement dépendants des importations. Il en résulte un coût de la vie très élevé et des inégalités abyssales : six des dix communes les plus inégalitaires de France sont situées à La Réunion ; le chômage est massif dans les territoires d’outre-mer, avec un taux de 20 % en Martinique et de 24 % en Guadeloupe.L’État n’a pas permis aux territoires d’outre-mer d’accéder à l’autonomie énergétique. Elle serait pourtant possible grâce aux énergies renouvelables dont ils disposent, d’origine terrestre, marine ou solaire, et au développement de la géothermie et de l’éolien. Malheureusement, aucune nouvelle éolienne n’a été installée en outre-mer depuis près de dix ans. En 2017, les énergies fossiles représentaient entre 77 % et 94 % du mix électrique de La Réunion, de la Guadeloupe, de la Martinique et de Mayotte.Rappelons enfin que la situation sanitaire est toujours critique en Guadeloupe, où la reconstruction du centre hospitalier endommagé en 2017 n’est pas encore achevée. En outre, alors que la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’utilisation du chlordécone et du paraquat a récemment confirmé ce que de nombreuses associations et collectifs dénonçaient depuis de nombreuses années, c’est-à-dire la responsabilité de l’État dans l’empoisonnement au chlordécone des sols et des populations des Antilles, aucune mesure significative de prévention et de réparation n’a été sérieusement engagée à ce jour sur le plan sanitaire, social et environnemental. Au contraire, à Fort-de-France, l’État a réprimé la mobilisation des citoyens et des citoyennes qui manifestaient contre le chlordécone.S’agissant de la proposition de loi, le groupe La France insoumise a déposé un amendement afin de demander un rapport d’information sur la politique pénale, les conditions d’incarcération et le développement des peines alternatives à l’incarcération et des aménagements de peine en Nouvelle-Calédonie, sujets sur lesquels nous manquons cruellement d’information et de suivi.La mission confiée à Mme Imbert-Quaretta en 2012 par le ministère de la justice appelait à réorienter la politique pénale en développant des mesures alternatives aux poursuites ainsi que des aménagements de peine. Son rapport souligne un taux d’incarcération « près de deux fois plus élevé en Nouvelle-Calédonie que sur l’ensemble du territoire français » et la nécessité de prendre en compte, dans la réponse pénale, le fait que les jeunes Kanak représentent plus de 90 % des personnes détenues au Camp Est, l’unique prison de la Nouvelle-Calédonie.Madame la garde des sceaux, ce débat démontre qu’une autre politique pénale, tout comme une autre politique  sociale et environnementale, sont aujourd’hui indispensables en Nouvelle-Calédonie, dans les territoires d’outre-mer et partout en France.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à Mme Annie Genevard.
Vos propos, monsieur le Premier ministre, m’incitent à paraphraser Hugo pour vous rappeler qu’on n’atteint pas la vérité par des chemins obliques. La vérité, la voici : dans quelques jours, les députés que nous sommes examineront un texte qui ne comportera aucune mesure de financement. Telle est la réalité.... Lire ▸
La séance est ouverte.
La parole est à M. Sébastien Jumel.
La séance est suspendue.
C’est pourtant ce qui est vécu localement !
Un demi-mandat d’isolement et d’ultramoderne solitude (Exclamations sur certains bancs des groupes LaREM et MODEM) : code du travail, crise des EHPAD, casse du service public ferroviaire, colère des ronds-points, mouvement des pompiers, crise de l’hôpital et, désormais, mouvement de rejet de votre projet de... Lire ▸
La parole est à Mme Brigitte Bourguignon.
Nous avons encore le droit de poser des questions !
La parole est à Mme Marie-Christine Dalloz.
La parole est à Mme Danièle Obono.
(La prise de parole ci-dessus)
La discussion générale est close.
En tant que députés de la majorité parlementaire, nous sommes profondément attachés au système de retraite par répartition « à la française », car le modèle de société que nous défendons, aux côtés du Président de la République, est le contraire du chacun pour soi.
La séance est reprise.
Monsieur le Premier ministre, la France consacre 5,7 % de ses dépenses de santé à l’administration du système. Ce chiffre nous situe juste derrière les États-Unis. Ce sont là des moyens qui pourraient être affectés à la politique de soins.Aujourd’hui, partout en France, près de 1 000 médecins hospitaliers ont... Lire ▸
Au contraire, l’Union nationale des entreprises adaptées, aux côtés d’APF France handicap, de l’APAJH – l’Association pour adultes et jeunes handicapés – et de l’UNAPEI – l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis –, participe à l’engagement national « Cap vers... Lire ▸
La parole est à Mme la ministre de la transition écologique et solidaire.
L’ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
Monsieur le député, la convention citoyenne pour le climat constitue, j’en suis convaincue, un moment charnière pour la démocratie et pour l’écologie : pour la démocratie d’une part, car les citoyens veulent être davantage associés à l’élaboration des décisions ; pour l’écologie d’autre part, car la prise de... Lire ▸
Ce n’est pourtant pas la proposition du Président !
J’appelle maintenant, dans le texte de la commission, les articles de la proposition de loi.
C’est au nom de cet attachement que nous voulons réformer le système de retraite, et que nous le faisons avec courage. À l’aube du rendez-vous parlementaire que nous aurons prochainement, je souhaite rappeler quelques vérités. La réforme que vous défendez, monsieur le Premier ministre, et que nous soutenons, est... Lire ▸
Y compris les associations !
…pour atteindre enfin l’objectif de 6 % de personnes en situation de handicap dans les entreprises d’au moins vingt salariés qui, je vous le rappelle, est issu de la loi de 1987 en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Nous n’en sommes qu’à 3,5 % : il y a donc de la marge ! Nous devons donc accompagner... Lire ▸
Dans cinquante ans !
Ce n’est pas de sa faute !
La parole est à Mme Josy Poueyto.
La réforme que vous défendez, et que nous soutenons, est une réforme solidaire. Femmes, agriculteurs, citoyennes et citoyens aux carrières heurtées, commerçants, artisans, ils étaient hier les sacrifiés du système. Ce sont ces compatriotes – et non le CAC40 et les ultrariches – qui bénéficieront de nouveaux droits... Lire ▸
Alors que se tenait, hier, à Pau, le sommet du G5 Sahel souhaité par le Président de la République, je souhaite revenir sur les enjeux sécuritaires auxquels nous sommes confrontés dans la bande sahélo-saharienne. Pour avoir effectué moi-même récemment un déplacement au Niger et au Tchad, je peux témoigner que la... Lire ▸
Vous leur demandez sans cesse du temps, mais le temps est devenu un luxe alors que notre hôpital public connaît depuis neuf mois une crise sans précédent, alors qu’il se meurt, et que vous jouez au pompier pyromane. Manque d’écoute, manque de considération, manque de moyens : les revendications du personnel sont... Lire ▸
Les associations ne sont pas aussi sereines que vous le dites !
Ça, les simagrées, vous connaissez !
L’ordre du jour appelle la discussion, après engagement de la procédure accélérée, de la proposition de loi de M. Philippe Dunoyer et plusieurs de ses collègues visant à homologuer des peines d’emprisonnement prévues en Nouvelle-Calédonie (nos 1959, 2101).