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10 janvier 2023 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Alors que, de l’autre côté du Rhin, le rêve éolien s’achève par la réouverture de vingt-sept centrales à charbon et par le doublement de la capacité de production des centrales à gaz, l’Assemblée nationale s’apprête à voter un texte qui marquera ce mandat tant son décalage avec la réalité est total.Tout au long des débats, nous, députés du Rassemblement national, n’avons cessé de dénoncer la direction que prenait ce projet de loi, laquelle ne repose sur aucun fondement scientifique, ni économique, ni écologique mais est celle de l’obstination, de l’idéologie et de la compromission politique. Si l’erreur est humaine, persévérer est diabolique.La première absurdité du texte renvoie au fait qu’il se fonde sur une programmation énergétique obsolète qui n’a toujours pas été révisée et ne correspond pas aux besoins en électricité du pays, notamment dans la perspective d’une réindustrialisation. Se soumettant totalement à l’Allemagne et à Bruxelles, Emmanuel Macron persiste et signe : nous devrions perdre l’un de nos derniers avantages comparatifs, changer de modèle énergétique et copier celui de nos voisins. Pourtant, pendant près de quarante ans, la France a vécu sans craindre les coupures de courant, bénéficiant de l’électricité sûre, abondante, peu chère et même décarbonée de ses centrales nucléaires et hydroélectriques. Ce projet de loi confirme que l’heure n’est plus à la rationalité.Que propose-t-il ? De développer les énergies renouvelables ? Non, il s’agit de développer les énergies intermittentes, dites fatales, qui représentent un véritable fardeau pour notre réseau électrique (Applaudissements sur les bancs du groupe RN) parce qu’elles sont coûteuses, multiplient les points de production d’électricité et nous mettent chaque hiver à la merci d’un blackout. Il va bien falloir répondre à cette question que nous vous avons posée mille fois pendant les débats : sans vent ni soleil, comment fait-on ? La solution, choisie par nos voisins, est toute trouvée : ouvrir ou réactiver des centrales à gaz ou à charbon. Inutile d’en dire plus tant la situation est ubuesque.À cela s’ajoute le très faible rendement de ces installations, ce qui suppose d’en construire dans des proportions hallucinantes. Vous ne voulez pas dire aux Français qu’à l’exception de quelques endroits privilégiés, comme Le Touquet,…
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Nicolas Meizonnet.
(La prise de parole ci-dessus)