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10 janvier 2023 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
En 2014, Mme Vallaud-Belkacem supprimait d’ailleurs les bourses au mérite, que M. Blanquer, soit dit en passant, n’a pas rétablies.Quant aux résultats des examens nationaux, ils relèvent de l’escroquerie : lisez une copie de brevet ou de bac, vous serez édifiés. De nos bacheliers pleins de superbe, 50 % échouent à leur première année de fac ! Enfin, le début de la paupérisation du corps enseignant n’est pas difficile à situer dans le temps : en 1980, un professeur gagnait 2,6 fois le Smic, contre 1,6 fois aujourd’hui. Après 1980, qui était au pouvoir ? (« La gauche ! » sur quelques bancs du groupe RN.) Les choix idéologiques et politiques de cette période se révèlent donc catastrophiques. Pour sa part, à quelques exceptions près, la droite, largement victime du syndrome de Stockholm, s’est refusée, par paresse et mépris, à considérer l’éducation autrement que comme une source d’embarras politiques et de dépenses budgétaires excessives – je pense par exemple aux 90 000 emplois supprimés par la révision générale des politiques publiques (RGPP).Cet effondrement silencieux a été masqué par une avalanche de réformes jamais achevées, jamais évaluées, abandonnées à chaque changement de ministre : pour s’en convaincre, il n’est que de lire dans Le Monde la dernière tribune de M. Ndiaye, qui découvre soudain, lui aussi, la nécessité de réformer l’école. Monsieur le ministre, vous faites grand cas de l’augmentation de votre budget, vous répétez comme un mantra…
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Merci de le reconnaître, monsieur Chudeau : la culture, c’est nous !
…qui a toujours prétendu à une sorte d’hégémonie intellectuelle dans ces matières. Pourtant, son exercice du pouvoir a abouti à une déconstruction méthodique de l’école. Qu’on en juge : la loi du 10 juillet 1989 d’orientation sur l’éducation, dite loi Jospin, place l’élève au centre du système éducatif... Lire ▸
Mais non ! N’importe quoi !
(La prise de parole ci-dessus)
Merci de conclure, cher collègue.
…que le primaire est prioritaire, vous affirmez défendre la laïcité. Tout cela n’est que poudre aux yeux : l’inflation dévore vos crédits, rien de sérieux n’est entrepris au profit de l’école primaire, et vos actions en faveur de la laïcité sont entachées d’ambiguïté, de procrastination – vous ne voulez... Lire ▸