En la conditionnant à la lutte contre l’immigration irrégulière, comme le prévoit l’article 14 de la loi, c’est un nouveau coup porté à la France ainsi qu’à la francophonie et un cadeau de plus à l’influence de la Russie et de la Chine, qui n’en demandaient pas tant. (M. Hubert Julien-Laferrière applaudit.)En transformant ainsi l’aide humanitaire en instrument de pression diplomatique liée à de nauséabondes considérations de politique intérieure, la France rompt avec les principes de solidarité et d’équité tirés de sa tradition humaniste, qui a pourtant fait d’elle une grande nation, écoutée et respectée. En aggravant les inégalités et en tentant de perpétuer des rapports de domination, cette approche alimente le ressentiment des populations des pays bénéficiaires et sape les fondements mêmes de l’aide internationale.Alors que le Président de la République avait, durant son premier quinquennat, fait avancer l’aide publique au développement, nous voici confrontés à une énième série de renoncements. La France, par son histoire, ses valeurs et sa place dans le monde, a pourtant le devoir de se positionner comme un leader dans la lutte contre les inégalités mondiales et le réchauffement climatique. Il est temps de restaurer notre engagement et de redéfinir notre rôle sur la scène internationale, en agissant de manière cohérente, responsable et solidaire. (M. Hubert Julien-Laferrière applaudit.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Oh là là !
…change aussi radicalement notre doctrine d’aide au développement.
Quel rapport ?
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Jean-Paul Lecoq.
Madame la ministre… Je dois vous dire que, quand j’ai écrit mon intervention, je pensais m’adresser à Mme Colonna, ministre des affaires étrangères. Cependant, nous n’avons pas le choix et je m’adresserai à vous.