Nous ne voulons pas supprimer les charges sociales définitivement mais seulement les suspendre pendant trois ans, le temps que l’économie réelle reprenne le dessus. À l’issue de cette période, nous pourrons à nouveau financer le modèle social. Nous ne comprenons pas pourquoi vous refusez ce débat avec le Rassemblement national si ce n’est pour des motifs sectaires. Nous ne demandons qu’à travailler avec tous nos collègues pour élaborer des mesures concrètes. Si notre solution ne vous satisfait pas, madame la ministre, que le Gouvernement en propose une autre aux Français. Votre prédécesseur, lui, n’en a avancé aucune.La question des salaires devrait tous nous unir dans un esprit constructif. Elle renvoie au consentement à l’impôt : si les classes populaires et moyennes acceptent de travailler pour enrichir la nation et financer des services publics, c’est qu’elles attendent un juste retour de leurs efforts. Nous touchons là au cœur de la République sociale, au cœur de la démocratie.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas ! Laissez la République sociale en dehors de tout ça !
Vous le savez aussi, madame la ministre, et j’espère que vous aurez des choses concrètes à proposer aux Français alors que vous venez d’être nommée. Le Rassemblement national est prêt, je le redis, à travailler avec les députés de toutes les forces politiques pour avancer sur un sujet qui devrait être consensuel....
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Mais si !
(La prise de parole ci-dessus)
Merci de conclure.
Nous savons bien que lorsque la classe moyenne est affaiblie, lorsque la valeur travail est affectée, c’est la République qui est menacée. Dépassons le sectarisme et travaillons ensemble à améliorer les salaires réels des Français. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
La parole est à M. Matthias Tavel.