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16 janvier 2024 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Une telle réforme entraînerait une dégradation substantielle du pouvoir d’achat des salariés au Smic et, plus généralement, des bas salaires. Or les smicards et les bas salaires deviennent malheureusement la norme dans notre pays, puisque 3,1 millions de salariés étaient payés au Smic au 1er janvier 2023 et que la moitié des employés gagnent moins de 1 231 euros par mois. Ce qui doit être mis en cause, ce n’est pas le Smic en tant que tel mais votre politique de l’emploi qui favorise les contrats courts et précaires et fabrique des travailleurs pauvres.Les faits sont implacables : 1,2 million de personnes exercent un emploi mais disposent d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, c’est-à-dire 918 euros par mois.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Yannick Monnet.
Le rapport du groupe d’experts sur le Smic remis en 2023 affirme que la hausse du salaire minimum interprofessionnel de croissance est un levier fort peu efficace pour lutter contre la pauvreté laborieuse, laquelle s’explique par de faibles quantités de travail et des charges familiales lourdes – surtout dans le... Lire ▸
Scandaleux !
(La prise de parole ci-dessus)
Exactement !
En un an, les contrats de moins de 20 heures par mois ont augmenté de 26 % – les travailleurs concernés sont ceux qui se lèvent tôt le matin.Ma question est double : prévoyez-vous de réformer les modalités de revalorisation du Smic, comme y invite votre comité d’experts, ou envisagez-vous une meilleure... Lire ▸