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16 janvier 2024 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
J’ajouterai que ce n’est pas un, mais trois coups de force qui ont eu lieu le 27 novembre. Non content de ratifier l’accord entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande, l’UE a décidé que l’accord avec le Chili serait signé en décembre 2023, et a approuvé la poursuite des négociations par la Commission européenne avec le Mercosur. Le Parlement français a été trois fois contourné. Les Françaises et les Français n’ont pas eu la moindre idée, ni du contenu, ni de la date de ratification de ces traités, dont les conséquences sont pourtant lourdes sur la vie des gens, notre agriculture, notre économie, notre souveraineté et notre environnement.Pour La France insoumise, ces accords de libre-échange entraînent le déménagement du monde, au seul profit des multinationales et au détriment des peuples et de l’environnement. Leurs bilans écologiques sont désastreux. Ils détruisent les productions vivrières des États, désorganisent l’agriculture, dévastent l’industrie, provoquent un chômage de masse, mettent en concurrence les droits sociaux, engendrent une émigration forcée et facilitent la propagation des épidémies. C’est ce que nous rappelons dans la tribune parue hier dans L’Humanité, « En finir avec le dogme du libre-échange ».Les crises récentes – covid-19 et guerre en Ukraine – devraient nous conduire à retrouver le chemin de la souveraineté, de la relocalisation des chaînes de production et du protectionnisme. (M. Matthias Tavel applaudit.) Pour rappel, un sondage de 2020 indiquait que 90 % des Françaises et des Français étaient favorables à ce que les aides publiques aux entreprises soient conditionnées à des contreparties sociales et environnementales. Aux obsessionnels du libre-échange que vous êtes, nous réaffirmons notre demande d’un nécessaire protectionnisme solidaire. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.)
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

C’est vrai !
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Julien Dive.
Il y a quelques heures, j’assistais au débat organisé par le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel), où nous pouvions discuter de l’avenir et de l’installation des jeunes éleveurs laitiers, confrontés comme tous les agriculteurs au faible renouvellement des générations. Ce phénomène est... Lire ▸