geheim.land Recherche Politique
17 janvier 2024 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Pourtant, les nombreuses et diverses questions ultramarines restent, aux côtés du logement, de la santé ou encore des transports, sur le banc de touche. Pas un mot pour les outre-mer hier, lors de l’allocution d’Emmanuel Macron. Mais l’attentisme n’a-t-il pas toujours été le modus operandi du gouvernement précédent ?Je m’adresse directement à vous, monsieur le Premier ministre. Où en sommes-nous ? Vous êtes censé incarner le renouveau. Or depuis sept ans, disons-le franchement, la question des outre-mer n’a jamais été abordée, sauf sous l’angle de la réaction : réaction aux problèmes migratoires, aux problèmes sécuritaires, aux catastrophes naturelles, aux pénuries d’eau, aux mouvements sociaux et aux interpellations d’exécutifs locaux.Je vous donne ici l’occasion de présenter un semblant de feuille de route pour les outre-mer : pas pour leurs intérêts économiques ni pour leurs vertus géostratégiques, pas pour leur conseiller de faire bouillir l’eau avant de la boire, mais pour la valorisation de leur diversité culturelle, humaine et linguistique (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes GDR-NUPES et LFI-NUPES. – M. Olivier Faure applaudit également), pour la reconnaissance de leur rôle central dans la préservation de la biodiversité, pour l’épanouissement de leur population, pour les dissuader de voter Le Pen en 2027 par dégoût de tout ce qui ressemble de près ou de loin à la Macronie. Je vous donne ici l’occasion de ne plus être dans la réaction, mais dans l’action.Monsieur le Premier ministre, vous aviez dit lors de votre nomination que vous ameniez l’éducation avec vous à Matignon. Ma question est simple : comptez-vous – ce serait là une première depuis sept ans – amener les outre-mer à Matignon ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR-NUPES et sur plusieurs bancs des groupes LFI-NUPES, SOC et Écolo-NUPES.)
La source — assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Davy Rimane.
M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer est aujourd’hui aux abonnés absents. Néanmoins, nous ne lui en tiendrons pas rigueur, car il se trouve aux côtés de nos compatriotes réunionnais qui ont à se remettre de la violence du cyclone Belal. Nous leur adressons nos pensées, notre solidarité, notre fraternité.... Lire ▸
Il a raison !
(La prise de parole ci-dessus)