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17 janvier 2024 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Le 29 décembre 2023, l’Afrique du Sud a déposé devant la Cour internationale de justice, en vertu de la convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, une requête contre Israël, concernant les exactions commises par son gouvernement d’extrême droite contre la population palestinienne de Gaza.Le 11 janvier 2024, les plaidoiries de la République d’Afrique du Sud ont fait l’objet d’un scandaleux boycott des médias occidentaux et français. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Il s’agissait pourtant d’un événement historique, à la portée géopolitique et juridique inédite.L’État dont la légitimité initiale est fondée sur la conscience du génocide commis contre les juifs par l’Allemagne nazie et par ses complices est accusé de le reproduire contre les Palestiniens et Palestiniennes. (Mêmes mouvements.)Les gouvernements occidentaux, qui n’ont de cesse de donner des leçons de démocratie et de droits humains au reste du monde, font preuve de complaisance à son égard, quand ils ne lui apportent pas, comme les États-Unis d’Amérique, un soutien militaire et financier. (Mêmes mouvements.)C’est l’Afrique du Sud, la « nation arc-en-ciel » qui a subi l’esclavage, la colonisation et l’apartheid, dont le peuple a conquis sa liberté au terme d’une très longue et très dure lutte de libération nationale (Mêmes mouvements), c’est ce pays africain qui a sauvé notre honneur à tous et toutes, en défendant à la fois la cause du peuple palestinien, celle du droit international et celle de l’humanité tout entière. Nous lui en sommes profondément reconnaissants. (Mêmes mouvements.)« À Gaza, expliquait une des avocates de l’Afrique du Sud, se déroule le premier génocide de l’Histoire dont les victimes diffusent en temps réel leur propre destruction, dans l’espoir désespéré, et jusqu’à présent vain, de voir le monde faire quelque chose. »Si elle veut être cohérente avec ses valeurs, la France doit de toute urgence emboîter le pas à l’Afrique du Sud, comme l’ont déjà fait plus de cinquante pays dans le monde. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES ainsi que sur quelques bancs du groupe GDR-NUPES.)Elle doit soutenir la requête sud-africaine qui demande notamment à la Cour internationale de justice d’enjoindre le gouvernement israélien de suspendre immédiatement ses opérations militaires. (Mêmes mouvements.) Elle doit également appliquer au niveau national et européen les sanctions qui s’imposent.Monsieur le Premier ministre, l’histoire nous regarde. Elle ne sera pas tendre avec celles et ceux qui savaient et n’ont rien fait.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Allô ! Allô ? Au revoir !
Ce n’est pas nous qui avions posé cette question, mais le groupe Renaissance.
La parole est à Mme Danièle Obono.
(La prise de parole ci-dessus)