Je relirai le compte rendu, dont je ne doute pas qu’il soit fidèlement établi.Au sujet de Sylvain Mercadier, nous sommes intervenus immédiatement et il a été relâché dans les heures suivant son interpellation. Les services du Quai d’Orsay se sont pleinement mobilisés, comme à chaque fois que nos ressortissants sont arbitrairement détenus.Concernant l’escalade que vous évoquez, je suis au regret de vous dire que, s’agissant en particulier du Liban – même si votre question ne portait pas seulement sur ce pays –, cette escalade s’est interrompue. La seule interruption de la violence dont cette région est le théâtre depuis bientôt un an et demi a été obtenue par les efforts conjugués des États-Unis et de la France. C’est un fait. Il suffit de consulter les chiffres publiés par les Nations unies pour prendre la mesure de la diminution drastique des hostilités, des trajectoires de tir et des survols du territoire libanais. Si nos efforts diplomatiques n’aboutissent pas à tous les coups, ils sont inlassables et, au Liban, nous sommes parvenus à mettre fin à l’escalade.Ensuite, sommes-nous les valets d’Israël ? Je n’en ai vraiment pas le sentiment. Je vous invite, si vous ne l’avez déjà fait, à vous rendre en Israël. On vous dira que la France est loin d’y jouir d’une bonne réputation, car nous avons été les premiers à appeler au cessez-le-feu, à dénoncer les violations du droit international et à soigner des Gazaouis blessés. Nous avons organisé la conférence internationale que vous avez évoquée. Nous avons joué un rôle moteur dans la création, à l’échelon européen, d’un régime de sanctions à l’encontre des colons extrémistes et violents et dans son activation à deux reprises.Nous agissons actuellement afin qu’il soit activé une troisième fois. Si vous consultez les comptes rendus du Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, vous constaterez que la France agit. Je n’en tire toutefois aucune gloire, puisque les Canadiens et les Britanniques ont pris des sanctions contre des entités que l’Union européenne n’a pas encore sanctionnées, ce que je regrette.Si tous les pays européens et plus largement occidentaux s’étaient comportés comme la France, je crois que nous n’en serions pas là, à Gaza comme ailleurs dans la région.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. le ministre.
Va-t-il répondre à la question ?
À vrai dire, je ne suis pas sûr qu’une question ait été posée…
C’est que vous n’avez pas écouté !
(La prise de parole ci-dessus)