Je vous remercie pour votre question, car l’histoire nous a appris que le diable se nichait dans les détails. Notre crainte, lorsque nous avons proposé une formule de cessez-le-feu, était de reproduire les erreurs de 2006. À l’époque, le cessez-le-feu n’a pas été respecté, en tout cas pas dans les termes de la résolution 1701, qui citait la résolution 1559 que vous avez évoquée. Tant et si bien que, presque vingt ans plus tard, on s’est retrouvé dans la même situation.Pour éviter que cela se reproduise, il fallait que chacun prenne sa part dans l’effort ainsi que sa part de risque. En particulier, il fallait que les forces armées libanaises se décident résolument à se substituer aux forces israéliennes au sud du Liban et à procéder au désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani. Il fallait aussi que la Finul puisse être un appui efficace des forces armées libanaises. Tout cela n’était pas observé avant le cessez-le-feu mais, depuis, nous voyons un changement considérable. J’en veux pour preuve le témoignage des soldats français de la Finul. Il y a deux ou trois ans, quand ils venaient au Liban pour une mission de trois mois, ils étaient baladés sur des trajets de patrouilles déterminés à l’avance, qui ne posaient pas de difficultés, sur lesquels ils ne trouvaient aucune cache d’armes, à propos desquels il n’y avait rien à signaler. Ces mêmes soldats, qui patrouillent depuis le cessez-le-feu, considèrent que leur mission a totalement changé. Désormais, ils font de vraies patrouilles, sur de vraies routes, ils détectent de vraies caches d’armes et contribuent ainsi effectivement à désarmer le sud du Liban.Par ailleurs, même s’il est fragile, le cessez-le-feu tient et produit des effets puisque, progressivement, le sud du Liban se désarme et que les troupes israéliennes se retirent. Après l’élection présidentielle de la semaine dernière, nous croyons possible qu’à l’issue de la période de soixante jours fixée au moment de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, tous les objectifs soient atteints, en particulier le retrait des troupes israéliennes.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Je tiens d’abord à remercier Jean-Paul Lecoq et Elsa Faucillon d’avoir permis cet espace d’échanges. Les accords Sykes-Picot, la création de l’État d’Israël et tous les conflits qui ont suivi font partie des événements majeurs de l’histoire du Moyen-Orient. Celle de l’influence française dans la région, notamment...
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La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Frédéric Petit.
En tant que rapporteur budgétaire pour avis sur ce qu’on appelle la diplomatie culturelle ou la diplomatie d’influence, j’estime que ce que j’appelle la diplomatie des sociétés civiles va jouer un rôle déterminant au XXIe siècle. C’est d’ailleurs dans ce domaine que nous sommes attaqués aujourd’hui. Nous sommes...
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