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15 janvier 2025 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Vous faites partie du groupe d’études sur les déserts médicaux et l’accès aux soins et c’est bien la question centrale. Pour assurer à nos concitoyens, quel que soit le lieu où ils habitent, une offre de soins suffisante, je répète, au risque de rabâcher, qu’il faut former plus de soignants. Comme cela va prendre un peu de temps, il faudra trouver des solutions alternatives.Je l’avais déjà indiqué au moment de l’examen de ma proposition de loi et, malheureusement, les chiffres n’ont pas bougé : on forme le même nombre de soignants qu’en 1970 ; notre système étant trop restrictif, beaucoup de jeunes partent à l’étranger ; la population a vieilli ; nous sommes 15 millions de plus ; et le rapport au travail a changé, puisque pour remplacer 1 généraliste qui s’en va, il en faut désormais 2,3.Le constat, nous le connaissons, et il a été confirmé par le rapport de la Cour des comptes au mois de décembre. Je ne souhaite qu’une chose : c’est d’avoir un budget pour agir vite, pour former plus, pour faire de la délégation de tâche, pour travailler avec les professionnels du secteur paramédical sur de la pratique avancée et de l’accès direct. Ce n’est pas une mesure, ce sont plusieurs mesures qui permettront d’améliorer la prise en charge médicale. Cela va prendre du temps et je répète que chaque minute que nous perdons ici à nous invectiver ou à menacer de censurer le gouvernement nous fait perdre du temps. Les patients et les soignants ne le comprennent pas.Monsieur Bonnet, je voulais revenir sur la fin de votre intervention. Vous dites qu’il faut protéger les soignants : c’est tout le sens de mon déplacement à Annemasse. C’était aussi le sens de la proposition de loi de notre collègue Philippe Pradal, du groupe Horizons, qui a été adoptée en mars dernier. Du fait des multiples interruptions qu’a connues le travail parlementaire, ce texte n’a pas encore été examiné par le Sénat. Il vise pourtant à infliger des peines plus lourdes à ceux qui s’en prennent aux soignants ; il contraint les établissements à signaler les violences et garantit l’anonymat du dépôt de plainte pour éviter les représailles.Sur l’ensemble de ces sujets, je crois que nous finirons par nous accorder. Pour agir, il faut du temps et des moyens, et nous allons le faire tous ensemble. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.)
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)