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16 janvier 2025 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
En matière de lutte contre l’islamisme radical, la peur n’a jamais été bonne conseillère. Trop souvent ce sont les libertés publiques et les droits fondamentaux qui en ont fait les frais. Nous l’avons constaté dès la déclaration de l’état d’urgence en 2015 et depuis lors. Aujourd’hui encore, le même réflexe sécuritaire frappe les forces vives de notre société, les associations, toutes les associations non comme des victimes collatérales, mais comme des cibles directes d’une obsession de contrôle.Tous les témoignages que de nombreuses associations nous font parvenir font état de cette dérive. Or une démocratie fatiguée comme la nôtre a plus que jamais besoin des associations, qui contribuent à sa vitalité, en œuvrant chaque jour dans le domaine de la solidarité, de l’environnement, des luttes sociales ou de l’interculturalité. Je suis certain, en outre, que dans un contexte d’affaiblissement, voire d’affaissement du pays sous les coups de boutoir de la réaction, ce sont aussi les associations qui nous permettront de nous en tirer.Le contrat d’engagement républicain illustre parfaitement cet emballement sécuritaire : outil flou, juridiquement bancal, il instaure un climat de défiance généralisée, sans même atteindre son objectif déclaré puisqu’il a conduit à mettre en cause le Planning familial, Alternatiba, la Maison de l’environnement et des solidarités, et même la Ligue des droits de l’homme. En réalité, ce dispositif n’a servi qu’à nourrir volontairement la psychose contre certains de nos compatriotes.Le Sénat lui-même – dont vous êtes issu, monsieur le ministre – a souligné dans un rapport très récent que les associations concernées sont davantage militantes que réellement séparatistes. D’ailleurs, les faits parlent d’eux-mêmes : quatre cas de retrait ont été recensés pour 1,63 million d’associations, dont 60 % sont subventionnées.Or les conséquences sont graves : autocensure des associations et détérioration du lien entre les pouvoirs publics et le tissu associatif. J’appelle donc à l’abrogation du contrat d’engagement républicain et j’aimerais recevoir une réponse claire à ce sujet.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Oui, on voit bien l’atteinte à la liberté dans ces chiffres !
Bonjour à tous. La parole est à M. Pouria Amirshahi.
(La prise de parole ci-dessus)