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16 janvier 2025 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Pendant quarante ans, la France a été stable, mais dans le déclin, le déclassement, le désordre et le dépit. Que de stabilité depuis quarante ans, en effet, dans la flambée de notre dette, dans l’effondrement de notre école, dans l’explosion des violences, dans l’impuissance migratoire, dans notre relégation internationale ! La stabilité ne saurait donc se suffire à elle-même si elle nous conduit à notre perte.Alors ne vous fourvoyez pas, monsieur le premier ministre, comme votre prédécesseur s’est fourvoyé ! Ne succombez pas, notamment, à la facilité des hausses de fiscalité. N’augmentez pas la pression fiscale qui pèse sur nos entreprises : alors que notre pays a enregistré, l’an passé, 66 422 défaillances d’entreprises, toute hausse de fiscalité sur les sociétés serait une faute grave. N’augmentez pas non plus la pression qui pèse sur les travailleurs, sur nos familles, sur leur patrimoine et leur succession. Choisissez plutôt la voie vraiment courageuse, vraiment radicale, vraiment inédite de la réduction de la dépense publique.Votre ministre, Mme de Montchalin, a déjà annoncé 30 milliards d’euros d’économies. C’est mieux, mais c’est toujours trop peu – seulement 2 % des 1 600 milliards d’euros de dépense publique. Il faut faire plus ! Ne nous mentons pas, toute économie qui ne sera pas payée par la dépense publique sera payée par les Français. Or ce n’est pas dans les poches des Français qu’il faut aller chercher les économies nécessaires, car ce ne sont pas les Français qui sont responsables et comptables de la gabegie financière que nous traversons. Allez plutôt les chercher dans les poches des innombrables agences de l’État ou dans celles d’une bureaucratie aussi envahissante qu’impuissante. Ne parlons pas des dépenses induites par un millefeuille territorial devenu illisible ou encore un modèle migratoire aussi laxiste que coûteux.En faisant le choix de ne pas vous censurer, nous faisons le choix de la responsabilité. Nous espérons donc que vous ferez le choix du respect, en rejetant le sectarisme qui, depuis trop longtemps, conduit à mépriser les millions de Français qui soutiennent le Rassemblement national et l’UDR. Aux premiers jours du gouvernement Barnier, n’oublions pas que son ministre, M. Armand, assumait de ne pas vouloir parler avec le Rassemblement national.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

…en formant le vœu que vous soyez plus ouvert que votre prédécesseur à nos propositions et à nos demandes, qui sont celles de 11 millions de Français. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Merci d’écouter l’orateur !
Nous sommes transparents : si jamais vos actes devaient trahir les intérêts des Français, alors – entendez-nous bien – nous vous censurerions. Votre prédécesseur pensait que nous bluffions, mais nous ne bluffons pas. Nous n’avons pas été élus par le peuple pour vous laisser gouverner à votre guise mais pour vous... Lire ▸
Girouette !
(La prise de parole ci-dessus)
C’était très bien ! Et c’est d’ailleurs pour ça qu’il n’est plus là aujourd’hui !