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6 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Ce débat porte donc sur les jeunes générations. On aurait pu discuter du climat ou de la précarité des jeunes ; vous auriez alors été plus proche de leurs préoccupations. Mais non, monsieur le ministre, là, on doit encore parler d’islam, des musulmans, encore de l’islam et encore des musulmans. On a l’impression que si on ne parle pas de ces sujets, vous vous arrêtez de respirer ou vous perdez toute votre énergie, comme dirait l’autre. C’est une obsession politique ; c’est matin, midi et soir !Neuf milliardaires possèdent 90 % des médias. Leur obsession, c’est d’empêcher qu’on parle du fait qu’ils ne paient pas d’impôts en France, alors ils ont jeté leur dévolu sur les musulmans. Il n’y a pas une journée sans qu’un journal fasse sa une sur l’islam, sans qu’on parle des musulmans sur un plateau de télévision. Cette obsession politique est entretenue par votre gouvernement et par les députés qui sont autour de nous.Pardon, monsieur le ministre, mais l’abaya n’est pas un vêtement religieux. Aujourd’hui, des lycéennes viennent me voir et me disent : « Je ne comprends pas, ma copine porte la même robe que moi, mais parce que je suis maghrébine, on va dire que c’est une abaya ». Ce sont des situations très concrètes de la vie de ces jeunes femmes. Elles appellent cela de l’islamophobie, et elles en ont le droit.Quand on parle, par exemple, d’interdire le voile dans le sport ; pardon, mais les femmes portent absolument ce qu’elles veulent. Oui, je le dis. Vous avez, en Iran, des vieux messieurs qui viennent expliquer aux femmes qu’elles sont obligées de porter le voile. Je vois aujourd’hui, en France, des vieux messieurs expliquer aux femmes qu’elles ne devraient pas porter le voile. Pour ma part, je pense que le problème, ce sont les vieux messieurs un peu pervers qui viennent expliquer aux femmes comment elles doivent s’habiller.Monsieur le ministre, quand ce discours est omniprésent à la télévision, dans les journaux, à l’Assemblée, quand vous prenez les mesures sur l’abaya, sur le sport, quand vous faites encore une nouvelle loi, oui, c’est ressenti comme cela.Quand nous prenons la parole pour dire que c’est trop, d’une certaine manière, nous parlons au nom de la République. Vous devez le comprendre.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Il est question des islamistes, pas des musulmans ! Ce n’est pas la même chose.
Allons, on écoute M. Boyard !
Si on veut ! On n’est pas obligés.
Si, si, depuis le début de cet après-midi de débats que je préside, on s’écoute. Merci. Vous avez la parole, monsieur Boyard.
(La prise de parole ci-dessus)