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6 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Deux éléments de réponse. Je crois avoir déjà tout dit, en tout cas pour ce qui est de ma pensée, de celle du gouvernement et du but recherché. Il ne s’agit absolument pas de stigmatiser, et encore moins de s’écarter de l’État de droit.Monsieur le député, ce dont on parle, c’est de l’élaboration de textes juridiques. Dès lors qu’on dissout une structure, il y a souvent des recours. Ces textes juridiques peuvent être contestés. Généralement, le tribunal nous donne gain de cause, parce que nous nous fondons sur des atteintes aux libertés, sur de la discrimination ou sur des appels à la violence. Nous sommes dans ce registre-là. Il n’y a donc aucune stigmatisation d’une religion, mais juste des actions menées contre des formes religieuses qui voudraient imposer une loi qui n’est pas celle de la République. C’est tout.On parle beaucoup de l’islamisme politique parce que c’est principalement cette mouvance – qui, encore une fois, est minoritaire – qui pose un certain nombre de difficultés. Cependant, ce n’est pas la seule : il existe d’autres formes de séparatisme dans d’autres religions, et nous les combattons de la même façon.Je vous rejoins d’ailleurs sur un point, et j’assume de le faire : le danger, c’est celui de la stigmatisation. Certaines mesures qui peuvent être proposées au nom de la lutte contre l’entrisme n’ont souvent aucun rapport avec ce dernier et peuvent même être contre-productives. C’est le cas des mesures d’interdiction générale – j’en ai cité une tout à l’heure –, et c’est bien pour cette raison que je suis contre. En dehors de ces mesures, il s’agit de considérer que l’atteinte aux valeurs républicaines est un problème – il n’est pas possible que nous ne nous retrouvions pas collectivement sur ce combat. Vous contestez le fait que l’islamisme politique constitue une atteinte aux valeurs républicaines. C’en est une, et nous la combattrons tant que la loi sera ce qu’elle est.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Je suis l’un des derniers orateurs, monsieur le président !
La règle est la même pour tout le monde. Je vous laisse dix secondes.
Pour Jaurès, la pensée libre ne peut tirer sa force de la contrainte ou de l’humiliation : cette force réside dans sa valeur intrinsèque. Il faut faire voir les bienfaits d’une pensée républicaine qui affirme le primat de la liberté des individus et l’égalité des êtres humains.
C’est terminé, monsieur Saintoul.La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Sophie Pantel.