geheim.land Recherche Politique
6 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Il est en effet indispensable de développer une approche conjointe à l’échelle européenne, d’abord pour échanger sur les bonnes pratiques, comme nous le faisons souvent, et discuter de la manière dont on perçoit tel ou tel phénomène et dont on le combat. Ensuite, il est important que nous puissions mieux contrôler les financements européens. On sait que des financements ont été octroyés par l’Union européenne à des structures qui évoluaient dans la sphère séparatiste – certaines associations françaises ont pu en bénéficier, ce qui est un problème. Enfin, nous avons une autre difficulté, que vous avez citée : certaines structures qui ont été dissoutes sur le territoire national ont pu se reconstituer dans d’autres pays européens et continuer d’agir. Nous devons donc travailler avec les autres pays européens.J’en viens à la nature des mesures qui nous manquent. La lutte contre le séparatisme implique un équilibre entre liberté, protection de nos concitoyens et protection des valeurs républicaines. Compte tenu de l’atteinte grave qui est portée à certaines libertés – même si cette atteinte est proportionnée et justifiée –, les mesures que nous proposons, comme celles qui ont été adoptées auparavant pour lutter contre le terrorisme ou le séparatisme, en 2017 et en 2021, sont de nature législative – seul le législateur a compétence en la matière.Concernant le premier point, il est très important de disposer d’une approche européenne, ce qui est beaucoup plus simple aujourd’hui que par le passé. Les députés de La France insoumise sont partis, mais j’aurais voulu leur dire que c’est aussi le signal qu’une prise de conscience s’est opérée. Celle-ci a été plus précoce en France, et nous sommes aujourd’hui rejoints par d’autres pays européens quant à la nécessité de lutter contre l’islamisme politique. La politique menée par la France était parfois montrée du doigt au sein de l’Union européenne : on ne nous accusait pas d’être islamophobes, mais cette politique n’était pas comprise.Je pense qu’il y a maintenant une adhésion un peu plus forte et une harmonisation de la façon d’appréhender le phénomène au sein de l’Union européenne. Il faut s’en réjouir, car nous avons besoin de disposer d’une approche commune et de mieux contrôler les subventions, mais aussi les structures qui peuvent rayonner dans plusieurs pays – on le voit avec une structure bien connue que l’on a dissoute et qui s’est reconstituée dans un autre pays.
La source — assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Nous avions préparé trois questions, mais celles-ci ont déjà été abordées au cours du débat. La première concernait un aspect juridique : l’inscription de la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. La seconde portait sur l’entrisme dans le sport, en particulier sur le... Lire ▸
La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Gérard Leseul.