L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), dans sa résolution 2013 d’avril 2016, rappelait au premier alinéa que « la radicalisation des jeunes n’est pas un phénomène nouveau » – contrairement à ce qui a été dit tout à l’heure : « les enfants et les jeunes, dans leur construction identitaire et leur quête d’un sentiment d’utilité, sont plus enclins à être attirés par les idées et mouvements radicaux de différents types (politiques, idéologiques ou religieux) que des personnes d’autres tranches d’âge. Parmi ceux qui se sont radicalisés, certains se tournent vers la violence, avec des conséquences néfastes, comme l’Histoire l’a montré. »Ce soir, monsieur le ministre, nous avons évoqué l’entrisme sous différentes acceptions : radicalisation, complotisme, plateformes numériques douteuses, voire condamnables. Nous avons évoqué aussi, à juste titre, la laïcité. Vous nous avez dit également que vous comptiez sur l’islam modéré. Vous êtes aussi ministre des cultes ou délégué général aux cultes – je ne me rappelle plus le titre précis. Dans le dernier alinéa de la résolution précitée, l’APCE demandait instamment aux chefs religieux d’intensifier leurs efforts pour empêcher les jeunes de devenir un instrument de violence et de terreur. Quel dialogue avez-vous avec les responsables des cultes – de tous les cultes – à ce sujet ?
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. Gérard Leseul.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre.
D’abord, vous avez raison de dire que dans la tranche d’âge des plus jeunes, il peut y avoir une fascination pour certaines formes de violence et de radicalisation. C’est un phénomène que nous constatons actuellement. Certains jeunes, fascinés par la violence, d’où qu’elle vienne, ont été entravés dans ce mouvement...
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