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7 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Or s’il en est ainsi, c’est parce que certains de nos prédécesseurs ont décidé il y a plus de cinquante ans de lancer un programme électronucléaire qui nous permet aujourd’hui de bénéficier de cette électricité abondante et pas chère.Ce programme assure en outre la souveraineté énergétique de la France en matière d’électricité, même si, vous avez raison, nous dépendons encore beaucoup trop des pays exportateurs de pétrole. C’est pourquoi il faut changer de braquet dans le domaine de la production, ce qui est tout l’objet de la programmation pluriannuelle de l’énergie, sur laquelle le premier ministre m’a demandé de travailler. Il faut aussi renforcer la demande – un rapport de RTE publié juste avant Noël montre que nous ne sommes pas encore au niveau en termes de consommation d’électricité – à travers un grand plan d’électrification. Si la baisse des tarifs peut aider, elle n’assurera pas à elle seule que nous consommions plus d’électricité ni que nous en produisions davantage, afin de mettre la France sur la voie de la lutte contre le réchauffement climatique.La mesure que j’ai annoncée ce week-end ne constitue évidemment pas une révolution fondamentale de la tarification électrique. Elle entraînera tout de même, vous l’avez dit, une baisse de quelques euros par an – un peu plus pour les boulangers : environ 200 euros par an. Profitons-en, félicitons-nous de cette mesure, qui, malgré l’absence de budget, peut être mise en œuvre dès le 1er février !Le débat budgétaire se poursuivra, mais je ne cesse de rappeler que devant chaque plus, il faut un moins : si vous voulez baisser la TVA, alors que notre déficit budgétaire est déjà trop élevé, il faudra trouver des recettes à mettre en face – ce qui n’est pas facile.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Merci pour votre question, qui me permet de rappeler que la France produit une électricité décarbonée, dans des volumes particulièrement ambitieux et, avez-vous oublié d’ajouter, pas chère. L’électricité française est l’une des moins chères d’Europe, et c’est important !
Elle est encore trop chère par rapport à ce qu’elle devrait être !
(La prise de parole ci-dessus)
Nous avons des idées !