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7 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Cela a été rappelé, les missions locales sont chargées d’une mission de service public de proximité auprès des jeunes de 16 à 25 ans, dans le but de les insérer professionnellement et socialement. Au Rassemblement national, nous sommes attachés à l’emploi comme voie d’émancipation et au dynamisme des territoires. Trop de fois, j’ai alerté cette assemblée sur la disparition de services publics essentiels dans mon département, la Gironde, notamment dans le nord de celui-ci, en ruralité, que ce soit en matière médicale, postale ou éducative.J’en viens à la situation des jeunes dans ma circonscription, le Blayais. En 2021, c’était la zone où le taux de déscolarisation des 15-19 ans était le plus élevé de la Gironde. Rappelons qu’en 2022, selon l’Insee, le taux de chômage des 15-24 ans atteignait 22 % dans le département.Devant ces besoins criants, je m’interroge sur la pertinence de la superposition des acteurs sociaux, qui accroît en permanence les besoins de financement. Au bout de la chaîne, l’État se désengage progressivement, donc les élus locaux doivent assumer la charge. Finalement, c’est le contribuable qui paie. Entre les missions locales, La Plateforme de l’inclusion, France Travail, l’Établissement pour l’insertion dans l’emploi (Epide), les écoles de la deuxième chance, les structures liées à la politique de la ville, sans compter les associations subventionnées, il est évident que l’accompagnement social de notre pays perd en lisibilité, donc en efficacité. Trop souvent, on demande à ces structures d’insérer les jeunes alors qu’il n’y a pas d’emplois adaptés à proposer, ou bien on oriente les jeunes vers des formations qui ne débouchent sur rien. Résultat : notre système est une usine à gaz budgétivore, qui absorbe des moyens colossaux pour des résultats, hélas, décevants.Au Rassemblement national, nous défendons une vision profondément différente de la politique d’insertion : une vision recentrée sur l’apprentissage, la formation qualifiante, les filières en tension et les savoir-faire locaux ; une vision adossée aux besoins des entreprises, des artisans et des PME du territoire.L’avenir des missions locales ne se résume donc pas à une défense statique de l’existant. Il passe par une refonte de leur rôle, un recentrage sur l’efficacité et une exigence de résultat. Cela suppose, en amont, une remise à plat de l’ensemble des acteurs de l’insertion professionnelle des jeunes. Il faut clarifier les responsabilités de chacun, redéfinir les périmètres d’action et répondre à une question simple : qui fait quoi, pour qui, avec quels objectifs ? Actuellement, le paysage est totalement flou.Surtout, il ne faut pas que les entreprises restent les grandes absentes de ce débat, car elles sont pourvoyeuses d’emploi. Il faut donc les rendre compétitives, en les libérant de l’étouffement fiscal dont elles sont victimes. Autrement dit, il faut diminuer les charges et les impôts de production pour donner de l’air au monde économique. Celui-ci exprime des besoins de recrutement mais croule sous les charges.Chaque fois que je me rends aux audiences solennelles de rentrée des tribunaux de commerce, je vois passer les statistiques relatives aux procédures collectives. Leur nombre augmente chaque année, ce que confirment les syndicats d’employeurs et la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Gironde.Il faut donc supprimer cette nébuleuse de charges qui asphyxient les entreprises, que ce soit la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), la cotisation foncière des entreprises (CFE) ou encore la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S). Il faut aussi renégocier les prix de l’énergie au niveau du marché européen pour les faire baisser. Ces politiques structurelles sont essentielles. Il ne sert à rien d’amonceler les unes sur les autres des entités qui concourent toutes au même but sans pleinement l’atteindre.Au Rassemblement national, nous tenons donc à rappeler que ce qui compte fondamentalement, c’est l’avenir des jeunes et la compétitivité des entreprises et non l’avenir de l’inflation de ces structures publiques.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à Mme Edwige Diaz.
(La prise de parole ci-dessus)