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7 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
En dépit des nombreux chantiers que nous avons devant nous, prenons tout de même quelques instants pour nous souhaiter mutuellement une bonne année ! Je souhaite sincèrement que la santé vous accompagne toutes et tous ainsi que ceux qui vous sont proches.Je me joins à la gratitude exprimée pour l’organisation de ce débat. Il a trait à un sujet important, au cœur de mes compétences, et vos prises de parole éclairent nécessairement l’ambition et la volonté qu’il convient de nourrir s’agissant de sujets qui touchent à la jeunesse, dont nous nous accordons tous à penser qu’elle est essentielle pour notre pays.Les missions locales constituent un outil déployé partout dans le pays. C’est le moment d’en discuter puisque vous avez devant vous le budget qu’il est prévu de leur consacrer. Vous avez saisi l’occasion de m’en parler mais vous vous êtes aussi parlé les uns aux autres : c’est en effet le débat parlementaire qui fera le budget. La copie initiale du gouvernement n’est rien d’autre que cela et ce débat, notamment à l’Assemblée, permettra d’y intégrer les évolutions souhaitées par le Parlement.Je vous remercie pour vos interventions claires, utiles et concrètes. Nombre d’entre vous ont de l’expérience, davantage que moi – je le reconnais avec humilité et modestie. J’ai senti beaucoup de vécu et de pratique, tirés de vos parcours d’élus locaux et peut-être de vos engagements personnels dans des missions locales. Vous savez donc de quoi vous parlez et je vous écoute avec attention.J’ai noté aussi, non pas une unanimité, mais une large convergence au-delà des nuances : vous avez tous plaidé pour le maintien des missions locales et des moyens qui leur sont alloués.En prenant pour fil rouge l’avenir de ces missions, passons en revue les caractéristiques de cet objet institutionnel créé il y a plus de quarante ans – il n’est pas anormal de le faire après une si longue période.Nous parlons d’abord des jeunes. S’agit-il d’un sujet important en 2025 ? Oui, tout autant qu’au moment de la création des missions, même si les conditions ont changé – vous avez cité l’environnement et les difficultés d’insertion, non seulement professionnelle mais dans la société en général. La problématique des jeunes reste actuelle et centrale – ce qui est malheureux puisque cela renvoie à quelques difficultés que connaît notre société – et on peut penser que ça va durer.J’ai un double portefeuille : le travail et les solidarités. Ce n’est pas un hasard : cela renvoie à l’idée de la solidarité par le travail, que l’on peut promouvoir sans méconnaître que les parcours, les histoires personnelles, le déroulement des premières années et de l’adolescence sont divers et peuvent conduire à des situations très différentes les unes des autres. Je défends en tout cas la conviction que l’emploi reste un objectif, même s’il faut adapter les chemins qui y conduisent. Travailler n’est pas toujours suffisant mais c’est du moins nécessaire. Je ne sais pas si mon discours sera nuancé mais il sera en tout cas clair sur un point : je ne renonce pas à ce que ces jeunes-là, même si leur histoire personnelle est compliquée, trouvent un travail. C’est la conviction qui m’anime et qui justifie que le ministère du travail finance la part étatique du budget alloué aux missions locales – on peut bien sûr discuter son montant.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. le ministre du travail et des solidarités.
(La prise de parole ci-dessus)