Mais je suis un bon soldat et je l’ai présenté. J’ai vu les réactions qu’il a suscitées, au Sénat comme à l’Assemblée, et j’en ai pris note ; j’ai entendu les points de convergence. Je ne donnerai pas de chiffres, mais je pense qu’il existe une marge pour gagner en efficience. Nous en avons d’ailleurs discuté avec des professionnels et des associations. Je le répète : l’honnêteté intellectuelle m’oblige à reconnaître qu’une diminution de 13 % des crédits alloués aux missions locales ne permettrait pas d’assurer la qualité du service ni le volume d’activité du réseau. Une telle réduction supposerait au minimum de diminuer le nombre de contrats d’engagement jeune, qui représentent la part essentielle de la dépense.Si je devais résumer mon avis, et répondre à la question posée, je dirais donc que les missions locales ont de l’avenir, à condition d’opérer quelques ajustements. Il n’est pas nécessaire de les effectuer tout de suite ; le débat qui nous occupe excède le cadre budgétaire. Un député me l’a demandé : la décision cachée du gouvernement est-elle de supprimer les missions locales ? La réponse est non. Cela nous laisse donc un peu de temps pour procéder à ces ajustements au sein de cet écosystème crucial.S’agissant de la relation entre les missions locales et France Travail, à mon avis elle ne s’articule pas si mal. On peut toujours discuter de certains ajustements mais je trouve que France Travail constitue, globalement, un bon outil – que j’ai aussi trouvé en arrivant. Les outils de France Travail sont mis à disposition des missions locales qui le souhaitent, pour améliorer le reporting et le suivi. Sur le terrain, et fort heureusement, on observe une bonne collaboration entre les deux systèmes, qui forment ce service public de l’emploi dont nous avons bien besoin, en particulier les jeunes.
La source —
assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
Nous voulons des recettes pour financer les missions locales !
Il me semble important de le dire, parce que c’est dans le cadre général des finances publiques que la question du budget des missions locales se pose. Nous n’allons pas engager ici le débat sur le projet de loi de finances mais il me semble nécessaire que je vous livre mon opinion en la matière – même si je sais...
Lire ▸
Si vous êtes arrivé, c’est parce que nous avions rejeté les autres !
(La prise de parole ci-dessus)
Merci, monsieur le ministre. Nous sommes dans une semaine de contrôle et je vous confirme que vous ne devez pas hésiter à parler très franchement – je ne doute pas que les députés feront de même dans la série de questions qui s’ouvre, chacune d’une durée de deux minutes, comme les réponses, sans droit de réplique.
Ça, c’est dommage !