La philosophie que vous exprimez me convient très bien. Nous partageons la même approche, celle du contrôle de gestion des politiques publiques en général, et de l’insertion des jeunes grâce aux missions locales en particulier.Ces outils seront aux mains de la gouvernance des missions locales. Je tiens à vous rassurer, ce n’est pas moi, depuis Paris, qui vais piloter 400 missions locales. En revanche, je veux être certain que les instruments existent et qu’ils sont effectivement utilisés.D’ailleurs, dans le cadre du dialogue avec les missions locales, dans les nouvelles conventions – nous avons déjà signé un grand nombre de CPO –, nous avons commencé à introduire des éléments de performance, notamment concernant les parcours. Ces dispositifs, concrets, sont déjà opérationnels, et acceptés par les missions locales. Le mouvement est donc engagé – il est important de le rappeler.Selon vous, les politiques publiques n’intégreraient pas nativement, by design, d’éléments d’évaluation. Je le répète, je souhaite appliquer l’esprit de contrôle de gestion que j’ai appris et expérimenté dans une grande entreprise publique non seulement aux missions locales, mais à toutes les politiques publiques déconcentrées – puisque nous avons la chance de disposer de services implantés au plus près du terrain –, afin de vérifier que l’argent public que nous engageons produit bien les résultats attendus.Je souhaite avancer rapidement : nous élaborerons le dispositif en 2026, afin qu’il soit pleinement opérationnel dès 2027, et même dès l’élaboration du budget pour 2027.Nous devons nous inscrire dans cet esprit de responsabilité et de décentralisation et le ministère du travail et des solidarités accompagnera ce mouvement.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)